une « valeur statistique de la vie » ?
La valeur statistique de la vie peut être utilisée pour mesurer en unités monétaires la valeur créée par les gains en santé et en longévité. Dans un article qui a connu un large succès auprès des économistes, Murphy et Topel [36] réalisent cette évaluation pour les États-Unis. Ils obtiennent un résultat spectaculaire : entre 1970 et 2000, les gains en espérance de vie auraient ajouté à la richesse nationale, chaque année, une valeur équivalente à environ 50 % du PIB ! Dans le même temps, la croissance des dépenses de santé aura absorbé seulement 36 % de la valeur due à l’accroissement de la longévité.
La santé comme authenticité
Exhumé un très bon texte (qui devrait intéresser le masseur-kinésithérapeute de bon aloi) présenté lors du colloque «Pratiques soignantes, éthique et sociétés : impasses, alternatives et aspects interculturels», organisé sur l’initiative du PPF RISES de l’Université Lyon 3 en collaboration avec l’Université Lyon 1 et les Hospices Civils de Lyon, avec la participation de l’Université de Marne La Vallée, 2005.
corps des techniciens de physiothĂ©rapie… la relève Ă pas cher ?
Relevé dans le JORF n°0110 du 13 mai 2009 :
DĂ©cret n° 2009-530 du 11 mai 2009 modifiant le dĂ©cret n° 75-557 du 2 juillet 1975 relatif au statut particulier du personnel technique du service de physiothĂ©rapie des Thermes nationaux d’Aix-les-Bains
L’article 1er du mĂŞme dĂ©cret est ainsi modifiĂ© :
1° Les termes : « corps du personnel technique du service de physiothĂ©rapie des Thermes nationaux d’Aix-les-Bains » sont remplacĂ©s par les termes : « corps des techniciens de physiothĂ©rapie relevant du ministre chargĂ© de la santĂ© » ;
2° Le second alinéa est remplacé par les dispositions suivantes :
« Les techniciens de physiothĂ©rapie relevant du ministre chargĂ© de la santĂ© pratiquent les actes de massage et de gymnastique mĂ©dicale fixĂ©s par l’article R. 4321-33 du code de la santĂ© publique. » ;
3° Il est ajouté un troisième alinéa ainsi rédigé :
« Ils exercent, sous rĂ©serve d’avoir reçu la formation professionnelle nĂ©cessaire, des tâches administratives dans les administrations de l’Etat et dans les Ă©tablissements publics en dĂ©pendant. »
Parachute approach to EBM
Tordant:
Parachute use to prevent death and major trauma related to gravitational challenge: systematic review of randomised controlled trials
Gordon C S Smith, professor, Department of Obstetrics and Gynaecology, Cambridge University, Cambridge CB2 2QQ
Jill P Pell, consultant, Department of Public Health, Greater Glasgow NHS Board, Glasgow G3 8YU
des termes employés dans les publications scientifiques
Hilarant et extrait de l’Ă©norme article consacrĂ© Ă la qualitĂ© en santĂ© (opus 3: MĂ©decine scientifique et objectivitĂ©, aoĂ»t 2008 ) publiĂ© sur Atoute et dont je conseille la lecture Ă tout ceux qui veulent se faire une opinion un peu documentĂ©e sur “les preuves” et le chaud sujet de l’EBM/EBP (et consorts… EPP, formation, DPC):
Accord patient-thérapeute
” (Ar.muwâfaqa, accord). Qui convient, favorable. (…) uJa mwafaka : ĂŞtre celui qu’il faut, ĂŞtre adĂ©quat, convenir. Mwalimu ule kaja mwafaka : ce guĂ©risseur n’est pas celui qui convient. ” (S.Blanchy, 1996).”
des limites de la méthode PDCA
PDCA : Plan-Do-Check-Act
Je ne rĂ©siste plus Ă l’envie pressante de vous faire partager quelques extraits d’une lecture assez enthousiasmante :
QualitĂ© et santĂ©, Cinquième partie : la Vie est « pairjective », elle ne connaĂ®t ni norme, ni expert Ă vie…
Revue Médecine (février 2009), Dominique Dupagne, Médecin généraliste, Université Paris VI
comment devenir un bon praticien EBM
… en regardant une fort bonne vidĂ©o, quoiqu’un peu longuette (120 minutes) :
La médecine basée sur le niveau de preuve
Ecole d’Ă©tĂ© mĂ©diterranĂ©enne d’information en santĂ© (EEMIS) Corte 2005. Intervention de Rachid Salmi, Professeur des universitĂ©s, Praticien hospitalier en biostatique, Docteur en MĂ©decine, Docteur en BiomathĂ©matiques.
Expérience individuelle et expérimentation scientifique
“Se tenir au courant des preuves scientifiques comme investir dans une relation patient-thĂ©rapeute partagĂ©e, stimulante et individualisĂ©e sont deux conditions nĂ©cessaires Ă l’optimisation de notre art de guĂ©rir.“
EBM = cocon ?
Lu sur le toujours intéressant (et amusant) blog rhumatologie en pratique:
Pourquoi l’Evidence Based Medecine (EBM, médecine fondée sur les preuves) a-t-elle gagné autant de terrain ?
FMC et EPP des médecins
Que peut-on attendre de la FMC et de l’EPP ?
Quel cadre gĂ©nĂ©ral pour la FMC et l’EPP ?
Faut-il un dispositif de validation des obligations de formation continue et d’EPP et lequel ?
Faut-il prescrire aux mĂ©decins des thèmes de FMC et d’EPP ?
Quel mode de financement de la FMC et de l’EPP ?
Quel dispositif de contrĂ´le et de promotion de la qualitĂ© de l’offre ?
EPP des masseurs-kinésithérapeutes
Extrait du site de la HAS, section kiné:
Depuis 2004, il existe une obligation de formation continue pour les kinĂ©sithĂ©rapeutes dans laquelle est intĂ©grĂ©e l’EPP. Elle est dĂ©finie par la loi n°2004-806 du 9 aoĂ»t 2004 relative Ă la politique de santĂ© publique, codifiĂ© Ă l’art L. 4382-1 du code de la santĂ© publique et prĂ©cise que « L’obligation de formation est satisfaite notamment par tout moyen permettant d’Ă©valuer les compĂ©tences et les pratiques professionnelles». Ce lien entre formation continue obligatoire et EPP est naturelle dans le sens que l’EPP dĂ©termine des axes de changements/amĂ©liorations pour mettre le plan de formation en accord avec les Ă©carts mesurĂ©s par l’EPP.
DCP : Développement Professionnel Continu
LE PROJET DE LOI Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a pour but de simplifier le système de formation continue. Les députés ont entériné le concept de développement professionnel continu (DPC). Celui-ci rassemble la formation médicale continue (FMC) et l’évaluation des pratiques professionnelles (EPP). En renvoyant les modalités de mise en œuvre de cette réforme à un décret d’application, la future loi est toutefois loin de résoudre tous les problèmes en suspens depuis plus de 13 ans. Bien au contraire. Plusieurs questions primordiales restent sans réponse notamment concernant le pilotage du dispositif. Conseil national de DPC, Haute autorité de santé (HAS), Ordre des médecins, Assurance maladie, Unions régionales des médecins libéraux : quelle place tiendront les principaux acteurs de ce dossier ? Qui assurera les agréments de formation et d’évaluation ? Qui tiendra les cordons de la bourse ? Et quelle sera la place des collèges de bonnes pratiques ? Rien n’est définitivement tranché. Le débat à l’Assemblée nationale et les quelques interventions de Roselyne Bachelot permettent seulement d’entrevoir le fonctionnement du système. « Un conseil unique du développement professionnel continu, quel que soit le mode d’exercice, sera installé, a indiqué la ministre de la Santé. Ses missions, sa composition et ses modalités d’organisation seront fixées par un décret en Conseil d’État en concertation avec les acteurs concernés. Notre objectif est de garantir la pertinence et la cohérence du nouveau dispositif ainsi que d’éviter la juxtaposition d’instances aux compétences potentiellement concurrentes ».
faire de la réflexion éthique une partie intégrante du cursus de formation initiale
Quelques extraits du rapport Ethique et professions de santé :
” Il n’y a pas d’éthique collective possible sans ancrage dans une Ă©thique de chaque personne.”
” Parler de colloque avec le malade, d’échange et de communication, c’est parler d’une visĂ©e Ă©thique.”
” Cette confiance est l’expression de la singularitĂ© de chaque acte mĂ©dical et soignant, puisque ce n’est jamais l’espèce humaine qui est soignĂ©e, mais bien un « exemplaire » unique du genre humain, non pas une maladie mais toujours un malade et un seul.“
” Chaque acte mĂ©dical et soignant repose d’abord sur une connaissance pratique et scientifique, sans laquelle il n’est pas de soins ni mĂŞme d’éthique possibles. Cette connaissance s’inscrit ensuite dans une norme dĂ©ontologique retenue pour transcender les conflits de la singularitĂ© et contrevenir aux risques de dĂ©rives personnelles. Mais cela ne suffit pas Ă dĂ©crire les exigences de l’exercice mĂ©dical et soignant.“
EBM et choix du patient : la valeur de l’incertitude
Via JLE (John Libbey Eurotext ), un article extrait de Médecine. Volume 2, Numéro 3, 132-3, Mars 2006, Concepts et outils :
Que sais-je : la réforme des systèmes de santé
Pas encore lu (mais dans les tuyaux…) le Que sais-je intitulĂ© “La rĂ©forme des systèmes de santĂ©” de Bruno Palier, PUF, 4ème Ă©dition, 2009, 128 pages, 8 euros.
On lira avec intĂ©rĂŞt l’interview assez rĂ©cente (2007) de l’auteur par Serge Cannasse sur le (toujours très bon) blog Carnet de SantĂ©:
“…il y a aussi tous les services Ă la personne, qui vont se dĂ©velopper avec les besoins liĂ©s Ă la dĂ©pendance. Nous devrions chĂ©rir ce secteur, fortement crĂ©ateur d’emplois : on ne peut pas dĂ©localiser les personnes malades ou dĂ©pendantes.“
Inutile de prĂ©ciser qu’il en va de mĂŞme pour les professionnels de santĂ©, l’argent investi dans les soins (autres que pharmaceutiques) est quasi-intĂ©gralement consommĂ© sur place (tant il a peu de milliardaires cosmopolites dans nos rangs).
HPST : après l’article 19…
Assemblée nationale, XIIIe législature, Session ordinaire de 2008-2009
Première séance du jeudi 5 mars 2009
Réforme de l’hôpital
l’amendement 1382 rectifiĂ© est adoptĂ©
SLA, kinésithérapie et orthophonie
Un document « Autour de Jean-Pierre » qui permet de mieux comprendre les synergies multidisciplinaires et tout l’intĂ©rĂŞt de la “prise en charge” Ă domicile par des thĂ©rapeutes qui se donnent encore la peine de se dĂ©placer auprès des plus affligĂ©s et qui jour après jour travaillent dans l’ombre tout simplement avec leurs deux mains et leurs voix.
Auteur : Kazuro-Broutin B. FILMED : 98 5505 187 SCD médecine
Durée: 20 minutes.
de la recherche en sciences humaines
“Il ne suffit pas de rĂ©soudre un problème biologique pour guĂ©rir une maladie.
NĂ©gliger les facteurs sociaux et culturels au profit des seuls aspects biologiques peut conduire Ă des Ă©checs coĂ»teux.”
Anne Fagot-Largeault
Chaire de Philosophie des sciences biologiques et médicales, Collège de France
des TIC en éducation thérapeutique du patient
TIC (technologies de l’information et de la communication), parfois une bonne vidĂ©o vaut mieux qu’un long discours.
Durée: 11 minutes
du contenu des blogs écrits par des professionnels de santé
Lu un article (publié dans le Journal of General Internal Medicine 2008) consacré au contenu des blogues écrits par des professionnels de santé.
Abstract :
Background Medical weblogs (“blogs”) have emerged as a new connection between health professionals and the public. Objective - To examine the scope and content of medical blogs and approximate how often blog authors commented about patients, violated patient privacy, or displayed a lack of professionalism. (…) Conclusions - Blogs are a growing part of the public face of the health professions. They offer physicians and nurses the opportunity to share their narratives. They also risk revealing confidential information or, in their tone or content, risk reflecting poorly on the blog authors and their professions. The health professions should assume some responsibility for helping authors and readers negotiate these challenges.
Enseignement clinique et Ă©thique de la douleur… les paramĂ©dicaux en avance ?
Exhumé:
Amiens 2005 : Enseignement clinique et éthique de la douleur
Ethique et douleur : 5e JournĂ©es pĂ©dagogiques d’Ethique mĂ©dicale d’Amiens
septembre 2005
Durée: 18 minutes
l’efficacité des soins à domicile est prouvée scientifiquement
Lire “Les soins Ă domicile en Europe. Les faits” (en anglais)
by Rosanna Tarricone and Agis D. Tsouros 2008
La mobilisation des acteurs dans la prévention
Lu l’avis relatif Ă la mobilisation des acteurs dans la prĂ©vention adoptĂ© Ă la session plĂ©nière de la ConfĂ©rence nationale de santĂ© du 13 octobre 2008:
rapport Domergue : une bien curieuse réponse
et les kinĂ©s passent…
évaluer les interventions visant à améliorer les pratiques
“Évaluer correctement les interventions destinĂ©es Ă amĂ©liorer la qualitĂ© des soins et Ă modifier les comportements est pourtant essentiel, afin de savoir quelles interventions sont susceptibles d’être efficaces dans notre système de santĂ©, en contribuant ainsi d’une part Ă l’amĂ©lioration de la qualitĂ© des soins, et d’autre part Ă l’amĂ©lioration de notre politique de santĂ©. Ces interventions sont fondĂ©es le plus souvent sur une modification de la pratique professionnelle ou de l’organisation des soins. Lorsqu’elles sont en phase de dĂ©veloppement, elles doivent faire, Ă l’instar de toute innovation, l’objet d’une Ă©valuation de ses effets positifs et nĂ©gatifs, avant d’être gĂ©nĂ©ralisĂ©es. Cette Ă©valuation est fondĂ©e principalement sur des mĂ©thodes quantitatives, domaine de l’Ă©pidĂ©miologie et des biostatistiques. Cependant, les mĂ©thodes qualitatives, issues des sciences humaines et sociales, sont actuellement en plein dĂ©veloppement, pour aider Ă la prise en compte des freins Ă l’amĂ©lioration des pratiques, pour faciliter le choix d’une stratĂ©gie d’intervention adaptĂ©e ou pour analyser les raisons de l’Ă©chec d’une intervention. Ce document prĂ©sente les approches quantitatives uniquement.
du relativisme méthodologique
DĂ©nichĂ©, sur le site de la BDSP (Banque de DonnĂ©e en SantĂ© Publique), un article, paru en juin 2006 dans la revue “Recherche en Soins Infirmiers” de l’ARSI, intitulĂ© :
LA QUESTION DES ÉCHELLES D’OBSERVATION EN SCIENCES HUMAINES APPLIQUÉES AU DOMAINE DE LA SANTÉ
par Dominique DESJEUX, Professeur d’anthropologie sociale et culturelle à la Sorbonne (Paris 5)
Recommandations professionnelles
DĂ©couvert un “Petit guide Ă l’usage des professionnels de la santĂ© soumis Ă la dĂ©marche qualitĂ©, aux guides de bonnes pratiques et Ă la transformation aveugle de l’hĂ´pital en entreprise“…
Who are PTs & PTAs… and MKs ?
Who are PTs & PTAs?
The Physical Therapist
Physical therapists (PTs) are health care professionals who diagnose and treat individuals of all ages, from newborns to the very oldest, who have medical problems or other health-related conditions that limit their abilities to move and perform functional activities in their daily lives.
l’ETP dans le texte
Une synthèse et des repères chronologiques:
L’éducation thĂ©rapeutique du patient …au travers des textes lĂ©gislatifs et rĂ©glementaires et des rapports professionnels de 2002 Ă 2006
GRENIER B, GAGNAYRE R, laboratoire de Pédagogie de la Santé : Education et Observance EA 3412, Université Paris 13, Août 2006
EBM, une révolution d’opérette ?
“Elle flatte les mĂ©decins cliniciens inquiets de la place prééminente prise par des non-mĂ©decins ainsi que par des mĂ©decins estimĂ©s pour leurs travaux scientifiques dans la recherche fondamentale.
Le slogan de l’Evidence-Based Medicine (EBM) est : la mĂ©decine, c’est la clinique ! Finissons-en avec ces croyances pĂ©rimĂ©es du XIXe siècle signĂ©es Claude Bernard affirmant que le mĂ©decin sortant de l’hĂ´pital doit rejoindre son laboratoire…
démarche qualité et logique gestionnaire
“Cet article recense les arguments d’auteurs, psychanalystes et sociologues, concernant les dysfonctionnements entraĂ®nĂ©s par la dĂ©marche qualitĂ© dans les institutions sanitaires, sociales et mĂ©dico-sociales. La destruction des modes de fonctionnement antĂ©rieurs, la relĂ©gation de la rĂ©flexion sur les pratiques professionnelles au profit d’une logique gestionnaire, l’avènement du client en lieu et place du sujet, l’ignorance ou le dĂ©ni des concepts permettant de penser les pratiques dans ces secteurs, l’individualisation de l’évaluation aux dĂ©pens du travail en Ă©quipe, la perte du pouvoir dĂ©cisionnel des institutions par le biais de la gouvernance sont analysĂ©s au travers de quatre impacts majeurs de la dĂ©marche qualitĂ© : sur la relation entre professionnels et usagers, sur les professionnels eux-mĂŞmes, sur le travail en Ă©quipe et sur les institutions. Une cinquième partie tente de saisir les attaches philosophiques de la dĂ©marche qualitĂ©.