Qualité et santé : qualité des moyens ou qualité des résultats ?
L’Ă©valuation de la qualitĂ© mĂ©dicale est un problème d’un grande complexitĂ©. Face Ă l’incapacitĂ© des mĂ©decins Ă proposer une mesure de leur qualitĂ©, les gestionnaires dĂ©veloppent une “dĂ©marche qualitĂ©” basĂ©e sur des normes de soins. Cette idĂ©e sĂ©duisante est en fait une aberration qui dĂ©truit la qualitĂ© plus sĂ»rement que tout autre mĂ©thode.
La qualité des soins ne peut donc progresser à partir de la seule évaluation de la qualité interne. Cette évaluation aboutit à une baisse de la qualité globale et de la diversité des approches. La qualité interne exclusive réduit l’humain à un organisme standardisé en s’intéressant à des populations et nie la singularité de l’individu. Elle diminue la productivité des soignants et donc l’accès aux soins. Elle renchérit la santé par les frais administratifs qu’elle génère, affaiblissant les systèmes de santé fondés sur la solidarité qu’elle était censée préserver.
Les forçats
RelevĂ© ce très bon texte (sur le forum de la souffrance des soignants), aisĂ©ment transposable Ă nous autres kinĂ©, sauf peut-ĂŞtre sur le premier point que je remplacerai volontier par un groupe de “faiseurs” plutĂ´t satisfaits de leur petite usine (je sais que c’est pas bien de penser ça… mais n’est-ce pas un peu plus proche de la rĂ©alitĂ© masso-kinĂ©sithĂ©rapique ?):
HAS sous HII ?
En France, les recommandations pour la pratique clinique des professionnels de santĂ© Ă©laborĂ©es par la Haute autoritĂ© de santĂ© (HAS) sont sous influences. L’influence des firmes pharmaceutiques est très importante, en particulier Ă cause des liens d’intĂ©rĂŞts des « experts » Ă©laborant ces recommandations. L’absence de prise en compte de ces liens d’intĂ©rĂŞts par la HAS, Ă l’encontre de ses propres règles, altère le contenu de ces recommandations. Le Formindep apporte des exemples de ces recommandations peu recommandables. Compte tenu des consĂ©quences dĂ©lĂ©tères pour la santĂ© publique, le Formindep demande le retrait de ces recommandations dans l’intĂ©rĂŞt des patients et des soignants.Lire l’inquiĂ©tant article Des recommandations professionnelles peu recommandables, très intĂ©ressant (bien documentĂ© et rĂ©fĂ©rencĂ©), sur le site FORMINDEP.
la réingéniérie des diplômes part en vrilloche
PassĂ© un assez bon moment en compagnie d’un article très complet et instructif qui fait un point tout rĂ©cent concernant les difficultĂ©es de la transposition universitaire du cursus infirmier… Ă©difiant pour nous autres kinĂ©sithĂ©rapeutes qui avons quittĂ© le chantier de cette mascarade le 27 novembre 2008, les syndicats et l’ordre faisant alors front commun pour refuser de “cautionner des travaux tournĂ©s vers le passĂ© et ne rĂ©pondant Ă aucune des aspirations d’évolution souhaitĂ©es par la profession”.
Le présent infirmier semble bien confirmer la justesse de la position ferme et unitaire des kinés.
FIF-PL et financement de “pseudo-formations”
Question publiée au JO le : 25/11/2008 page : 10128
” M. Jean-Paul Chanteguet attire l’attention de Mme la ministre de la santĂ©, de la jeunesse, des sports et de la vie associative sur les consĂ©quences de la dĂ©rive constatĂ©e de la kinĂ©sithĂ©rapie de la thĂ©rapeutique vers l’esthĂ©tique et le confort. En effet, le financement de la formation continue des kinĂ©sithĂ©rapeutes est assurĂ© en grande partie par le fonds interprofessionnel de formation des professionnels libĂ©raux (FIF-PL), fonds qui est alimentĂ© par un pourcentage de la cotisation URSSAF des professionnels libĂ©raux et ajoutĂ© Ă la cotisation obligatoire. Or, le FIF-PL prend de plus en plus en charge des formations qui n’ont rien Ă voir avec la dĂ©finition thĂ©rapeutique de la kinĂ©sithĂ©rapie, notamment les formations Ă diffĂ©rents massages de dĂ©tente, dont les coĂ»ts sont relativement Ă©levĂ©s et obèrent ainsi les sommes qui pourraient ĂŞtre consacrĂ©es aux formations recommandĂ©es par la Haute autoritĂ© de santĂ© et l’Agence nationale d’accrĂ©ditation et d’Ă©valuation en santĂ©. Il semble donc abusif, Ă un moment oĂą l’on demande aux professionnels de la santĂ© de rechercher le meilleur rapport qualitĂ©-prix dans leurs prestations de voir une partie des sommes des fonds pour la formation financer des pseudo-formations dont le but est purement commercial et qui sont rapidement amorties du fait qu’un acte non thĂ©rapeutique dit de dĂ©tente reprĂ©sente, en termes de rentabilitĂ©, de cinq Ă huit fois la valeur d’un acte thĂ©rapeutique conventionnĂ©. Il lui demande donc de bien vouloir lui faire connaĂ®tre les mesures qu’elle entend prendre afin de mettre fin Ă cette confusion des genres.”
traitement hormonal de la ménopause
retour sur les “repères” mĂ©dicaux pour les actes en sĂ©rie de masso-kinĂ©sithĂ©rapie
En relisant cette dĂ©pĂŞche d’APM, je rĂ©alise Ă quel point cette petite phrase (et ce qui attend les MK) est inique:
” Ces “repères” s’appuieront sur un faisceau d’arguments qui ne seront pas que des arguments scientifiques parce qu’il y en a très très peu”, a-t-il ajoutĂ©, rappelant que le corpus scientifique Ă©tait “extrĂŞmement faible” sur la kinĂ©sithĂ©rapie.”
(… et donc probablement aussi “sur la physiotherapy” ?… dĂ©cidement que de bel argent tout jetĂ© par les fenĂŞtres pendant des dĂ©cennies et sur les 5 continents!)
après la licence pro de clown… le master en BD
Un master en BD Ă AngoulĂŞme
Un master BD a ouvert en octobre 2008 à l’EESI, l’École européenne supérieure de l’image, un établissement public rattaché à l’université de Poitiers. Les enseignements sont dispensés à Poitiers et Angoulême. Premier du genre, la formation a fait le plein avec vingt élèves. « Une bonne partie de nos étudiants partaient à la fin de la licence », explique Hubertus von Amelunxen, directeur général de l’école angoumoisine. Il devenait donc nécessaire de compléter le cursus.
source
un mouchard informatique chez les mĂ©decins: …budget kinĂ© dĂ©passĂ©… budget kinĂ© dĂ©passĂ©… budget kinĂ© dĂ©passĂ©…
Reçu un mail me signalant un article publiĂ© sur www.lepost.fr (un jeune site d’information Ă©ditĂ© par Le Monde interactif), extrait:
” Refuser au patient les sĂ©ances de kinĂ© qu’il rĂ©clame, car il a dĂ©passĂ© son budget kinĂ©?
- Non, ce n’est pas l’essence de ce logiciel, car il n’y a aucune restriction de soins en France!“
Ci-dessous l’article complet:
discours Ă Bletterans: les MK sur la sellette
Une seule occurence du terme “kinĂ©sithĂ©rapie” (mais de belle taille) dans la retranscription du discours de M. LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, tenu le 18/09/08 Ă Bletterans (Jura), sur le thème de la politique de la santĂ© et de la rĂ©forme du système de soins.
Je vous laisse juger par vous-mĂŞme…
équivalence BEES1
Dérives thérapeutiques, du phénomène de mode aux sectes
Lu sur le site du CNOM:
“Lorsqu’on aborde la question des « mĂ©decines non conventionnelles », il n’est pas toujours facile de savoir quelles pratiques, quels thĂ©rapeutes et quels risques sont en cause. Parle-t-on de dĂ©rives sectaires, de dĂ©rives thĂ©rapeutiques, de pratique illĂ©gale de la mĂ©decine? Le dĂ©bat est ouvert…”
Lombalgie… oldies but goodies
Recherche d’un consensus sur la prise en charge des lombalgies et des lombo-sciatiques communes, à partir d’une revue de la littérature mondiale - Borgès Da Silva Ge, Borgès Da Silva Gi (2000)
Communication au congrès de l’Union européenne de médecine d’assurance et de sécurité sociale (Gand - Belgique - Avril 2000)