Dérives thérapeutiques, du phénomène de mode aux sectes
Lu sur le site du CNOM:
“Lorsqu’on aborde la question des « médecines non conventionnelles », il n’est pas toujours facile de savoir quelles pratiques, quels thérapeutes et quels risques sont en cause. Parle-t-on de dérives sectaires, de dérives thérapeutiques, de pratique illégale de la médecine? Le débat est ouvert…”
Lombalgie… oldies but goodies
Recherche d’un consensus sur la prise en charge des lombalgies et des lombo-sciatiques communes, à partir d’une revue de la littérature mondiale - Borgès Da Silva Ge, Borgès Da Silva Gi (2000)
Communication au congrès de l’Union européenne de médecine d’assurance et de sécurité sociale (Gand - Belgique - Avril 2000)
retour de DAM
Les DAM (Délégués de l’Assurance Maladie) sont-ils de gentils VRP chargés de porter la bonne parole conventionnelle dans nos cabinets ou bien plutôt des IAM (Inspecteurs de l’Assurance Maladie) chargés de contrôler notre activité?
Pour forger mon opinion (humour), donc répondre à cette question, j’ai cherché à en savoir un peu plus sur la définition de ce poste…
J’ai trouvé quelques très concrets éléments de réponse sur le site de l’UCANSS (Union des Caisses Nationales de Sécurité Sociale)…
…le retour des quotas ?
Une édifiante lecture que ce “Point d’information de l’Assurance Maladie” du 6 décembre 2007 :
Parmi les priorités 2008 : le renforcement des contrôles sur les fraudes dans les transports sanitaires, les établissements pour personnes âgées dépendantes, les professions paramédicales.
De nouveaux champs seront abordés : les facturations des laboratoires de biologie médicale, les activités aberrantes des professionnels de santé et les indemnités journalières pour le risque professionnel.
140 thérapies alternatives
Connaissez-vous la Biométrie fonctionnelle, le Deep Draining, le MRO Medau, le Shin Tai ou encore le Vitalpratique selon Vuille?
Et ben moi non plus…
En cherchant à combler mes (nombreuses) lacunes, j’ai finalement trouvé (et honteusement pompé), sur le site suisse Medindex, une “petite” liste alphabétique des méthodes de thérapie alternatives:
le premier teaser masso-kinésithérapique
Je viens de recevoir un mail intriguant:
- objet: Maison des kinés: plus qu’une semaine…!
- expéditeur: INFO-NEWS news@kineactu.com
- corps du message:
Pour tous les kinés, un rendez-vous à ne pas manquer.
Le 29 novembre, surveillez vos mails !
Une image accompagne le texte (j’y reconnais des éléments graphiques qui datent, au minimum, de 1994, j’ai un peu la flemme de mettre cette image en ligne, et puis surtout je ne souhaite pas pourrir l’aspect de mon site): le 29 novembre, on vous donne la main!
Le Ministre de l’Immigration préfère les Thaïlandaises…
Relevé, dans le Canard Enchainé de la semaine dernière, cet article qui relate la manière dont Brice se gratte la tête pour trouver l’astucieuse périphrase qui permettra de qualifier le métier de masseuse thaïlandaise en évitant le choc frontal (humour) avec l’Ordre et les Syndicats de Masseurs-Kinésithérapeutes… le terme “modelage” étant déjà pris par le puissant lobby des esthéticiennes patentées, je me fait fort de résoudre le problème de notre Ministre de l’Importation des Professionnels Qualifiés Qu’on Est Pas Capable de Former et de Payer Décemment Chez Nous:
chronologie des réformes de l’assurance maladie en Europe
Récupéré, sur le site de La Documentation Française, une intéressante chronologie des réformes de l’assurance maladie menées dans l’espace européen depuis quelques décennies. Une lecture assez édifiante qui permet de mesurer les orientations des uns et des autres… et sans doute le retard français!
(j’ai souligné quelques points, à mon sens pertinents, en gras dans le texte)
franchir le trou
Pour coller (un peu) à l’actualité: je conseille à tous la lecture de l’article ci-dessous, trouvé sur le site du Dr Dupagne (le sympathique et tenace créateur et administrateur du bien connu Atoute) qui évoque un aspect un peu moins connu et médiatisé concernant le problème crucial de la pérénité de notre système d’assurance sociale:
le système d’assurance santé aux États-Unis
C’est le sujet du n°600 des dossiers “Études et résultats” publiés par la DREES.
(cliquer sur “Lire l’article complet”, souligné ci-dessous… ou bien sur le gros titre rouge ci-dessus, fait apparaître ce qui est marqué dessus, comme le… Dans le même ordre d’idée, cliquer sur l’énorme kinéblog tout noir, tout en haut, vous replace en page d’accueil.
Et non, y-a pas de quoi rire, moi j’vous l’dis!)
trois professions désormais diplômées d’Etat
“burn out” des médecins libéraux en IDF
En Ile de France un médecin sur deux serait menacé d’épuisement professionnel…
C’est ce que démontre une enquête menée par l’Union Régionale des Médecins Libéraux d’IDF:
Les médecins se sentant menacés par le burn out ont entre 45 et 50 ans, sont célibataires. Ils exercent en secteur 1, réalisent plus de 6 000 actes par an, travaillent plutôt sans rendez-vous, font des visites à domicile et n’ont pas d’activité salariée complémentaire.
monopole de la sécu
La Direction de la Sécurité sociale tient à rappeler l’obligation de cotiser à la sécurité sociale suite aux nombreux articles parus dans la presse, annonçant à tort la fin du monopole. ***** Depuis un certain temps, des voix s’élèvent pour soutenir que des textes européens « imposeraient la fin du monopole français de la sécurité sociale ». Sur la base d’arguments fallacieux, ces mouvements incitent les assurés sociaux à quitter la sécurité sociale et souscrire des assurances privées, auprès d’organismes assureurs établis dans d’autres Etats de l’Union européenne. Ces fausses informations conduisent des personnes de bonne foi, peu au fait du droit européen, à cesser de cotiser à la sécurité sociale, les exposant ainsi à des sanctions financières et à des poursuites pénales. Face à ces rumeurs persistantes mais totalement infondées, la Direction de la Sécurité Sociale tient à rappeler les règles fondamentales qui régissent notre sécurité sociale et confirme qu’elles respectent pleinement le droit européen.… la suite dans le dossier L’Europe a-t-elle mis fin au monopole de la sécurité sociale ? La réponse est: niet, et sur tous les tons!
Medicare / Medicaid
Exhumé cet article:
Vices et vertus du système de santé américain
LE MONDE | 19.05.07 | 11h46 • Mis à jour le 19.05.07 | 17h23
Une très intéressante interview de Victor G. Rodwin, professeur en économie et gestion des services de santé à la Wagner School of Public Service de la New York University.
Il vient de publier aux Etats-Unis Universal Health Insurance, How Sustainable ? Essays on the French Healthcare System.
le premier master en kinésithérapie…
enfin… au Maroc !
Lu sur le site du Matin du Sahara et du Magrheb, (l’article est archivé, sans url, aussi je le reproduit, ci-dessous, sans vergogne et en l’entrelardant de commentaires):
l’anatomie à l’oeil
Sympa et gratos:
Atlas d’Anatomie interactif : Le corps entier en imagerie en coupe
Objectifs : Proposer un module d’enseignement interactif de l’anatomie du corps entier à partir d’images de TDM et d’IRM de dernière génération. Le distribuer gratuitement sur internet à un public large (étudiants en médecine, professions paramédicales, médecins, manipulateurs d’électroradiologie médicale…).
pas grand chose à attendre des protecteurs externes de hanche
Présentés en kits de deux coques rigides ou de deux coussins gonflables, apposés en regard des grands trochanters à l’aide d’un sous-vêtement adapté pour les recevoir, les protecteurs de hanche visent à protéger les patients d’un impact direct sur le trochanter lors des chutes. De nombreux essais randomisés ont été menés. Un seul essai est en faveur d’une efficacité préventive des protecteurs de hanche, et il est biaisé. Les méta-analyses ne montrent pas de diminution de la fréquence des fractures de hanche, ni chez les personnes en institutions, ni chez les personnes vivant à domicile. Les effets indésirables des protecteurs de hanche sont bénins (inconfort, abrasions, etc.), mais leur acceptation est mauvaise. Plus de 60 % des patients arrêtent de porter ces dispositifs après les avoir essayés. En pratique, il n’y a pas grand chose à attendre des protecteurs de hanche. Mieux vaut se concentrer sur d’autres moyens pour prévenir les fractures de hanche : les adaptations de l’habitat ; la correction des déficiences visuelles ; l’entraînement physique à la marche et l’entretien de l’équilibre ; la prévention de l’ostéoporose ; l’arrêt programmé des médicaments hypnotiques, etc. ©La revue Prescrire 15 mai 2007
Vers une licence professionnelle… de clown!
Récupéré grâce à la liste de diffusion de la SFK cette information étonnante: l’existence d’une licence pro Art du Clown… offerte aux amateurs par l’Université Lumière Lyon 2.
le syndrome du statut
C’est dur d’être en bas 5 mars 2007 Il y a trois ans, j’ai lu un livre qui fait désormais partie des oeuvres qui m’ont profondément marqué : The Status Syndrome, How social standing affects our health and longevity (Le syndrome du statut, Comment la position sociale affecte notre santé et notre longévité). Son auteur, Sir Michael Marmot, un médecin épidémiologiste anglais, s’est vu attribuer les plus hauts honneurs pour ses travaux qui ont fait date dans le domaine de la santé publique. Malheureusement, pas un seul de ses livres n’a encore été traduit en français. Marmot a simplement découvert et démontré que la position de quelqu’un dans la hiérarchie sociale se traduisait par une longévité et un état de santé correspondant à sa position dans le gradient social. Autrement dit, pour des habitudes de vie identiques, quelqu’un qui se trouve en bas de l’échelle sociale mourra plus tôt que quelqu’un qui se situe au milieu, et celui-ci mourra plus tôt que celui qui se trouve tout en haut. Évidemment, ces observations sont vraies pour les groupes de personnes et non pour chacun considéré individuellement. Ce gradient de santé s’observe aussi chez les primates et semble être une caractéristique associée à toute hiérarchie. Inéluctable donc. Mais la chose intéressante est que les écarts de longévité et d’état de santé ne sont pas les mêmes d’une société à l’autre. Plus une société permet à ses membres de participer également à la vie sociale, moins les différences de longévité et de santé sont grandes. Le mot clé est « participation ». À la fin de son livre, Marmot se demande : « Alors, qu’est-ce qu’on fait? » Sa réponse n’est pas simplement de mieux répartir la richesse ou de donner à chacun des chances égales d’accéder aux études supérieures. Il s’intéresse à quelque chose de plus fondamental et plus en phase avec la culture du XXIe siècle : comment augmenter les capacités de chacun de participer à la société et de réaliser ce qui lui paraît le plus important dans sa vie. Ceci, dit-il, se traduira automatiquement par une meilleure santé et une augmentation de la longévité. On doit chercher à améliorer les conditions qui favorisent une bonne santé. Le paradoxe apparent est que la plupart de ces conditions n’ont rien à voir avec le système de santé. Ça comprend des choses aussi diverses, par exemple, que de rendre plus accessibles les transports en commun aux personnes âgées (parce que l’isolement les rend plus vulnérables), obtenir plus de contrôle sur son travail, permettre aux enfants de familles défavorisées de fréquenter une garderie et fournir un travail décent aux mères célibataires (parce que le travail valorise et sort de l’isolement, en plus d’augmenter les revenus). Ce qui est très stimulant dans cette façon de voir les choses est qu’on ne cherche pas la recette universelle. Il faut seulement répondre à la question : qu’est-ce qui peut améliorer la participation sociale et donner plus de contrôle, plus de capacités? En ce temps d’élection, quand un politicien lance une idée, demandez-vous quel sera l’effet des mesures proposées sur la vitalité sociale, sur la participation, sur le contrôle de chacun sur sa vie. Ça peut permettre d’éclairer les choix. Si vous lisez l’anglais, je ne saurais trop recommander le livre de Marmot, qui est fort accessible et se lit comme une passionnante enquête. Sinon, l’Agence de santé publique du Canada met en ligne plusieurs documents sur la question, dont Qu’est-ce qui détermine la santé ?
sevrage tabagique
le rapport Lancry: les spécialistes en médecine générale
Extrait du très bon Annuaire Sécu:
23 euros en 2008
Le C à 23 euros : au mieux en 2008 Vendredi 16 février 2007. « Le pacte de confiance avec les médecins est rompu », a jugé la Csmf après la décision de l’Union nationale des caisses d’assurance-maladie de repousser au-delà de cette année le passage du C à 23 euros. Le conseil de l’Uncam, réuni jeudi, a en effet voté, à la quasi-unanimité (la CGT et la Cfdt se sont abstenues), une motion excluant cette perspective pour 2007. Pour le conseil, « le niveau des déficits oblige à procéder par étapes ». « Pour ce faire, indique-t-il dans un communiqué, il convient de prévoir au second semestre 2007 une première étape de revalorisation compatible avec l’équilibre financier de l’Ondam 2007. Une deuxième étape interviendra progressivement, en fonction des résultats de maîtrise médicalisée obtenus en 2007 et 2008, d’objectifs qualitatifs et en cohérence avec l’Ondam 2008. » Le conseil de l’Uncam rappelle à ce titre « la nécessité de tenir compte des négociations en cours avec les autres professions de santé dont les résultats conditionneront également les marges possibles de négociation avec la profession médicale ». Pour la Confédération, « les justifications de l’Uncam ne sont pas recevables ». L’enveloppe supplémentaire de 200 millions d’euros, votée par le parlement dans le cadre de la loi sur le financement de la Sécurité sociale 2007, était « destinée à financer la poursuite de la remise à niveau des honoraires médicaux, dont le passage du C à 23 euros dès cette année », souligne-t-elle, ajoutant que l’Uncam « a décidé unilatéralement la confiscation de cette rallonge budgétaire ». La Csmf demande que le temps séparant de la prochaine séance de négociation, le 2 mars, soit « mis à profit par l’Uncam pour proposer une ouverture et des propositions acceptables, faute de quoi, elle proposera à son assemblée générale du 25 mars d’en tirer toutes les conséquences ». Le Syndicat des médecins libéraux, qui parle de « jeudi noir pour la Convention », juge non moins « cruciale » la négociation du 2 mars. « La logique conventionnelle est fondée sur un équilibre entre les résultats de la maîtrise médicalisée et les augmentations d’honoraire. Mais il n’est pas prévu que les médecins fassent crédit », dit-il. Jeudi noir également, selon le SML, parce que la négociation sur le secteur optionnel « tourne en rond ». Le syndicat a préféré quitter la réunion, qui avait lieu le 15 février dans la soirée. Plus optimiste, la Csmf, par la voix de son président Michel Chassang, juge que le dossier avance et qu’il peut aboutir lors de la prochaine séance de négociation le 8 mars, une solution de compromis étant en vue.