De la complexité de la mesure en gériatrie

Posted by kineblog on November 09, 2010

RelevĂ© dans la dernière livraison de Minerva l’article intitulĂ© Évaluation gĂ©riatrique globale : disposons-nous d’instruments de mesure et de mĂ©thodes d’investigation adĂ©quats ?, et songĂ© qu’entre la cure des courbes de Gauss et la “pifomĂ©trie” clinique, il existe un espace de recherche, son exploration requiert et du temps et des moyens…

Est-il possible, grâce à des recherches scientifiques, d’aider des personnes à bien vieillir ? Bien vieillir ne signifie pas uniquement prévenir ou reporter des maladies ou un décès. Il s’agit de prévenir les limitations dans les capacités fonctionnelles, les capacités d’autonomie et le bien-être. Vivre plus longtemps signifie souvent vivre plus longtemps avec plusieurs maladies chroniques, troubles physiques, cognitifs et fonctionnels. Des facteurs personnels interviennent également, tels que le style de vie, les capacités à gérer la maladie et les motivations pour rester socialement actif. L’habitat, une vie réussie, les relations avec les enfants, des moyens financiers limités ou importants sont également déterminants pour les capacités de rester autonome. La multitude des déterminants explique l’hétérogénéité entre personnes âgées. D’une part les personnes âgées aisées actives, d’autre part le spectre des personnes âgées fragilisées comprenant différents profils de poids de maladie, de capacité d’autonomie et de fragilisation, avec la complexité de demande de soins qui y est liée. Un instrument de mesure validé et cohérent de cet ensemble n’existe pas. Nous ne disposons que d’instruments de mesure partiels. Des soins permettant de bien vieillir doivent être conçus en fonction d’une personne ou d’un groupe cible. Chez des personnes saines actives, il faut viser le maintien de la santé et de l’implication sociale. Chez des personnes âgées fragilisées, un bien-être et un confort seront ciblés. Ceci reste un défi pour les recherches étant donné que l’efficacité d’interventions préventives reste connue de manière fragmentaire, hétérogène et inconnue dans différents domaines. En tant que médecins généralistes, nous sommes quotidiennement confrontés à la complexité des soins dispensés aux personnes âgées. Il est donc logique que les médecins généralistes relèvent aussi le défi, en collaboration avec d’autres disciplines, de développer d’autres protocoles de recherche et instruments de mesure pouvant apporter la lumière sur l’efficacité d’interventions complexes dans les soins aux personnes âgées.

> source Minerva 2010; 9(10): 113-113

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