le test de marche de 6 minutes
mémoire ostéopathique, corps et émotion
Je soumet à votre sagacité cet impressionant travail: Relation corps et émotion, approche scientifique et hypothèse thérapeutique en ostéopathie.
le syndrome du statut
C’est dur d’être en bas 5 mars 2007 Il y a trois ans, j’ai lu un livre qui fait désormais partie des oeuvres qui m’ont profondément marqué : The Status Syndrome, How social standing affects our health and longevity (Le syndrome du statut, Comment la position sociale affecte notre santé et notre longévité). Son auteur, Sir Michael Marmot, un médecin épidémiologiste anglais, s’est vu attribuer les plus hauts honneurs pour ses travaux qui ont fait date dans le domaine de la santé publique. Malheureusement, pas un seul de ses livres n’a encore été traduit en français. Marmot a simplement découvert et démontré que la position de quelqu’un dans la hiérarchie sociale se traduisait par une longévité et un état de santé correspondant à sa position dans le gradient social. Autrement dit, pour des habitudes de vie identiques, quelqu’un qui se trouve en bas de l’échelle sociale mourra plus tôt que quelqu’un qui se situe au milieu, et celui-ci mourra plus tôt que celui qui se trouve tout en haut. Évidemment, ces observations sont vraies pour les groupes de personnes et non pour chacun considéré individuellement. Ce gradient de santé s’observe aussi chez les primates et semble être une caractéristique associée à toute hiérarchie. Inéluctable donc. Mais la chose intéressante est que les écarts de longévité et d’état de santé ne sont pas les mêmes d’une société à l’autre. Plus une société permet à ses membres de participer également à la vie sociale, moins les différences de longévité et de santé sont grandes. Le mot clé est « participation ». À la fin de son livre, Marmot se demande : « Alors, qu’est-ce qu’on fait? » Sa réponse n’est pas simplement de mieux répartir la richesse ou de donner à chacun des chances égales d’accéder aux études supérieures. Il s’intéresse à quelque chose de plus fondamental et plus en phase avec la culture du XXIe siècle : comment augmenter les capacités de chacun de participer à la société et de réaliser ce qui lui paraît le plus important dans sa vie. Ceci, dit-il, se traduira automatiquement par une meilleure santé et une augmentation de la longévité. On doit chercher à améliorer les conditions qui favorisent une bonne santé. Le paradoxe apparent est que la plupart de ces conditions n’ont rien à voir avec le système de santé. Ça comprend des choses aussi diverses, par exemple, que de rendre plus accessibles les transports en commun aux personnes âgées (parce que l’isolement les rend plus vulnérables), obtenir plus de contrôle sur son travail, permettre aux enfants de familles défavorisées de fréquenter une garderie et fournir un travail décent aux mères célibataires (parce que le travail valorise et sort de l’isolement, en plus d’augmenter les revenus). Ce qui est très stimulant dans cette façon de voir les choses est qu’on ne cherche pas la recette universelle. Il faut seulement répondre à la question : qu’est-ce qui peut améliorer la participation sociale et donner plus de contrôle, plus de capacités? En ce temps d’élection, quand un politicien lance une idée, demandez-vous quel sera l’effet des mesures proposées sur la vitalité sociale, sur la participation, sur le contrôle de chacun sur sa vie. Ça peut permettre d’éclairer les choix. Si vous lisez l’anglais, je ne saurais trop recommander le livre de Marmot, qui est fort accessible et se lit comme une passionnante enquête. Sinon, l’Agence de santé publique du Canada met en ligne plusieurs documents sur la question, dont Qu’est-ce qui détermine la santé ?
lutter contre la fraude sociale ne sert donc à rien?
Enfin paru, le fameux rapport du Conseil des Prélévements Obligatoires (ex Conseil des Impôts).
La synthèse (18 pages en pdf), le texte complet de la fraude au prélèvements obligatoires et son contrôle (331 pages en pdf).