HPST: vers une prise en charge des frais de scolarité des masseurs-kinésithérapeutes ?

Posted by kineblog on May 28, 2009

Fond de tiroirs

… de l’art de penser de traviole:

FNEK : Des mesures coercitives pour l´installation des néo-diplômés
Article paru le : Jeudi 28 Mai 2009
Franck Gougeon
Dans le cadre de la discussion au sénat de la loi HPST, la Fédération nationale des étudiants en kinésithérapie (FNEK) voit dans certaines mesures pour l´installation des néo-diplômés, « le retour des aberrations. » C´est ainsi qu´un groupe sénatorial a proposé un amendement imposant aux néo-diplômés kinésithérapeutes et orthophonistes une période d´exercice hospitalier de trois ans avant toute installation dans le secteur ambulatoire.
La FNEK, « refuse ce type de mesures ». Elle les considère en effet « Inefficaces, sans aucune vision globale au long terme. » « Obliger un professionnel à exercer sur un mode d´exercice durant une durée limitée ne le fixe pas sur son poste. Le seul résultat obtenu serait un « turn-over » des professionnels à l´hôpital. Aucun projet de soin ne serait alors possible » estime-t´elle.
Il s´agit également « d´un retour en arrière sur le protocole d´accord signé par les futurs professionnels de santé pour sortir du conflit contre le PLFSS 2008. Le ministère de la santé s´était engagé à ne mettre en place aucune mesure coercitive » ainsi qu´une « négation des principes actés lors des EGéOS comme le principe de solidarité inter-générationnelle. Ce n´est pas aux seuls jeunes professionnels de servir de tampon aux erreurs du passé. Les mesures doivent inclure l´ensemble de la profession. »
Une telle mesure nie la réalité sociale. « La formation de kinésithérapeute est assurée en grande partie par le secteur privé avec des frais de scolarité exorbitants. Comment allier un salaire de praticien hospitalier et un prêt de 50 000€ à rembourser ? Un engagement fort de l´État serait obligatoire et la gratuité des études nécessaire pour accompagner une telle mesure » explique la FNEK qui réaffirme son hostilité à ce type de mesure et restera mobilisée face à d´autres projets similaires.

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Comments

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  1. raph Mon, 01 Jun 2009 18:17:17 CEST

    “Comment allier un salaire de praticien hospitalier et un prĂŞt de 50 000€ Ă  rembourser ”
    ben moi qui croyais qu’Ă  l’hĂ´pital les mk Ă©taient assujettis Ă  l’isf…
    kineblog m’aurait trompĂ© ?!
    bien Ă  toi qd mĂŞme !

  2. Arnaud Wed, 03 Jun 2009 07:36:39 CEST

    Depuis le temps que je tire la sonnette d’alarme sur les dĂ©rives de ce mĂ©tier et son manque de reconnaissance !!!
    Cela fait 15 ans que je me bats , mais tant qu’il y aura des “somas” Ă  vouloir faire “pĂ©ter” la profession plus haut que son derrière et refuser le marasme dans lequel les syndicats nous ont plongĂ© ,alors rien ne changera ….
    Quand plus personne ne voudra faire kinĂ© … les choses peut-ĂŞtre Ă©volueront . En tout cas ,cette tendance se confirme …

  3. Marc Lecointe Fri, 05 Jun 2009 07:17:48 CEST

    Parce que baser ses raisonnements sur les dernières preuves scientifiques, c’est vouloir “pĂ©ter” plus haut que son derrière?
    Si c’est le cas, alors oui, il y a des dĂ©rives et la mise en place de l’EPP ne sera pas une sinĂ©cure …

  4. Arnaud Sat, 06 Jun 2009 10:42:31 CEST

    Le Franglais traduit par un pseudo scientifique ratĂ© nous fera toujours rire … Vous n’aviez qu’Ă  faire mĂ©decine ; lĂ  …il y a besoin de recherche ,et de recherche essentielle ,pas de se prendre la tĂŞte Ă  savoir si le bassin est en oblique droit-gauche oĂą si la jambe courte droite n’est pas en fait, une fausse longue …
    Si vous aviez un peu plus de distanciation sur votre mĂ©tier et si vous vous intĂ©ressiez vraiment Ă  la recherche ,alors, cher Monsieur ,vous iriez visiter l’univers de la biologie et vous comprendriez ce que veut dire le mot recherche …

  5. Arnaud Sat, 06 Jun 2009 11:07:24 CEST

    LES PREUVES …. en voila !
    Vous en voulez d’autres … ??

    Revue des Maladies Respiratoires
    Vol 20, N° 2-C2 - avril 2003
    pp. 189-193
    Doi : RMR-04-2003-20-2-C2-0761-8425-101019-ART24
    Place de la kinésithérapie respiratoire chez le nourrisson dépisté

    V. Storni

    La kinĂ©sithĂ©rapie respiratoire fait partie du traitement de la mucoviscidose depuis de nombreuses annĂ©es. D’un point de vue physiopathologique dans la mucoviscidose, le mucus est dĂ©shydratĂ©, ce qui entraĂ®ne une diminution de la clairance mucociliaire, une stase des sĂ©crĂ©tions bronchiques et une infection. Les sĂ©crĂ©tions bronchiques, en grande quantitĂ©, favorisent l’obstruction bronchique. Cette obstruction est responsable d’atĂ©lectasie et d’emphysème.

    La kinĂ©sithĂ©rapie respiratoire a pour but l’augmentation de la clairance mucociliaire. La mobilisation de ces sĂ©crĂ©tions peut avoir un effet bĂ©nĂ©fique immĂ©diat en augmentant la ventilation, et Ă  plus long terme, la diminution des sĂ©crĂ©tions mucopurulentes permet de limiter les effets pathogènes liĂ©s Ă  la prĂ©sence de mĂ©diateurs pro inflammatoires dans l’arbre aĂ©rien.
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    Techniques de kinésithérapie respiratoire dans la mucoviscidose

    Les techniques de kinĂ©sithĂ©rapie respiratoire ont beaucoup Ă©voluĂ©es ses dernières annĂ©es. Du fait d’une amĂ©lioration de la survie, des techniques permettant plus d’autonomie se sont dĂ©veloppĂ©es. Initialement les techniques utilisĂ©es associaient drainage de posture, percussions et vibrations. Dans la littĂ©rature, ces techniques sont actuellement regroupĂ©es sous le terme de « kinĂ©sithĂ©rapie respiratoire conventionnelle ». Secondairement sont apparues des techniques qui utilisent le contrĂ´le du flux expiratoire ; avec notamment l’accĂ©lĂ©ration ou plutĂ´t l’augmentation du flux expiratoire [1], la toux contrĂ´lĂ©e. Plus rĂ©cemment ont Ă©tĂ© dĂ©crites des techniques utilisant l’expiration lente [2], dont font partie : l’expiration lente prolongĂ©e, le drainage autogène [3], l’expiration lente totale glotte ouverte en infralatĂ©rale.

    Pour Ă©viter le collapsus expiratoire des bronches, une pression expiratoire positive est parfois utilisĂ©e avec l’aide d’un instrument (flutter, PEP mask, ..).

    D’autres techniques instrumentales utilisant les oscillations haute frĂ©quence, soit externe par l’intermĂ©diaire d’une veste pneumatique, soit interne par l’intermĂ©diaire d’un « Percussionnaire », sont en cours de dĂ©veloppement.
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    Données de la littérature concernant la kinésithérapie respiratoire dans la mucoviscidose

    Etudes qui Ă©valuent l’efficacitĂ© de la kinĂ©sithĂ©rapie respiratoire dans la mucoviscidose

    — Thomas et Cook en 1995 [4]dans leur mĂ©ta analyse ont repris les donnĂ©es de la littĂ©rature concernant la kinĂ©sithĂ©rapie dans la mucoviscidose. Sur 456 Ă©tudes (de 1966 Ă  1993), 35 uniquement ont pu ĂŞtre retenues sur certains critères : Ă©tudes randomisĂ©es, diagnostic de mucoviscidose, population homogène, efficacitĂ© Ă©valuĂ©e sur les Ă©preuves fonctionnelles respiratoires (EFR) ou sur les poids de crachat, ou sur l’Ă©tude de la clairance du mucus Ă©valuĂ©e après aĂ©rosol de particules marquĂ©es.

    Trois Ă©tudes seulement, correspondant Ă  66 patients, ont comparĂ© l’efficacitĂ© de la kinĂ©sithĂ©rapie conventionnelle versus l’absence de traitement. Dans ces trois Ă©tudes un effet bĂ©nĂ©fique a Ă©tĂ© trouvĂ©.

    Rossman en 1982 [5]trouve une amélioration du transport de mucus évalué après aérosol de sérum albumine marqué au technétium, et ceci quelle que soit la technique de kinésithérapie utilisée (toux, drainage postural, drainage postural associé à des percussions mécaniques, manoeuvres combinées comprenant drainage postural, respiration profonde, vibrations et percussions).

    Dans l’Ă©tude de Lorin [6]l’efficacitĂ© de la kinĂ©sithĂ©rapie est Ă©valuĂ©e sur le volume expectorĂ©. Dans l’Ă©tude de Desmond [7], les Ă©preuves fonctionnelles respiratoires ont Ă©tĂ© Ă©valuĂ©es après 3 semaines. En l’absence de kinĂ©sithĂ©rapie respiratoire les paramètres fonctionnels respiratoires s’Ă©taient aggravĂ©s.

    — Van der Schans en 2000 [8]a lui aussi repris les diffĂ©rentes Ă©tudes sur la kinĂ©sithĂ©rapie respiratoire dans la mucoviscidose. Sur 120 Ă©tudes identifiĂ©es, 107 Ă©tudes ont Ă©tĂ© Ă©liminĂ©es car il n’existait pas de groupe contrĂ´le (patients qui utilisent uniquement la toux spontanĂ©e, ou qui n’ont pas de sĂ©ance de kinĂ©sithĂ©rapie). Six Ă©tudes Ă  court terme (Ă©valuation sur une pĂ©riode de moins de 7 jours), retrouvent que la kinĂ©sithĂ©rapie apporte un bĂ©nĂ©fice.

    Il n’existe cependant pas d’Ă©tude sur le long terme.

    — Prasad [9]a analysĂ© les diffĂ©rentes difficultĂ©s d’interprĂ©tation des Ă©tudes sur la kinĂ©sithĂ©rapie respiratoire dans la mucoviscidose.

    Par exemple, ces Ă©tudes Ă©valuent l’efficacitĂ© de la kinĂ©sithĂ©rapie respiratoire souvent sur plusieurs paramètres dont

    * la mesure des EFR ; mais ces Ă©tudes n’intĂ©ressent pas les enfants de moins de 5 ans, et il est possible que l’amĂ©lioration des EFR par la kinĂ©sithĂ©rapie respiratoire ne puissent s’Ă©valuer que sur le long terme.
    * le poids des crachats, mais ceci Ă  certaines limites aussi car le volume d’expectoration dĂ©pend aussi du volume de salive, une partie de l’expectoration peut ĂŞtre produite Ă  distance de la sĂ©ance de kinĂ©sithĂ©rapie respiratoire et n’est pas toujours prise en compte, et une partie de cette expectoration peut ĂŞtre dĂ©glutie.

    Il serait intĂ©ressant que des Ă©tudes puissent ĂŞtre menĂ©es, qui Ă©valueraient l’effet de la kinĂ©sithĂ©rapie respiratoire sur l’Ă©volution clinique (frĂ©quence des exacerbations, recours aux antibiotiques, qualitĂ© de vie, …).

    Mais les Ă©tudes au long cours sont d’interprĂ©tation difficile car d’autres paramètres peuvent intervenir dans l’Ă©volution de la maladie.

    En conclusion, il n’y a pas de preuve scientifique formelle de l’intĂ©rĂŞt de la kinĂ©sithĂ©rapie respiratoire dans la mucoviscidose. Cependant les Ă©tudes sur le court terme semblent dĂ©montrer son efficacitĂ©.

    Il y a en tout cas, très peu d’Ă©tude qui intĂ©ressent le nourrisson. Dans l’Ă©tude d’Hardy [10], qui a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© chez des enfants de 6 semaines, il a Ă©tĂ© montrĂ© une diminution des rĂ©sistances pulmonaires et du travail respiratoire, après administration d’un aĂ©rosol broncho-dilatateur et une sĂ©ance de kinĂ©sithĂ©rapie conventionnelle. Mais dans cette Ă©tude, il est bien difficile de savoir, ce qui revient dans l’amĂ©lioration, plus particulièrement Ă  la kinĂ©sithĂ©rapie, ou Ă  l’aĂ©rosol.

    Etudes qui comparent les différentes techniques de kinésithérapies respiratoires entre elles

    Il existe de très nombreuses Ă©tudes qui comparent les diffĂ©rentes techniques de kinĂ©sithĂ©rapie respiratoire entre elles dans la mucoviscidose. Les rĂ©sultats sont souvent contradictoires d’une Ă©tude Ă  l’autre. Certaines Ă©quipes utilisent plusieurs techniques au cours d’une mĂŞme sĂ©ance de kinĂ©sithĂ©rapie respiratoire, ce qui rend la comparaison encore plus difficile.

    Thomas [4], dans sa méta analyse, reprend les études qui comparent les différentes techniques de kinésithérapie respiratoire entre elles.

    Il distingue six sous groupes de comparaison

    * ventilation en pression positive versus kinésithérapie conventionnelle ;
    * exercice physique associé à la kinésithérapie conventionnelle versus kinésithérapie conventionnelle seule ;
    * techniques d’expiration forcĂ©e versus kinĂ©sithĂ©rapie conventionnelle ;
    * toux versus kinésithérapie conventionnelle ;
    * drainage autogène versus kinésithérapie conventionnelle ;
    * vibrations et percussions manuelles versus vibrations et percussions mécaniques.

    Cette Ă©tude ne permet pas de distinguer de diffĂ©rence significative, hormis pour l’exercice physique associĂ© Ă  la kinĂ©sithĂ©rapie conventionnelle, dont l’effet semble supĂ©rieur Ă  la kinĂ©sithĂ©rapie conventionnelle seule. Mais ceci est peut ĂŞtre liĂ© Ă  l’augmentation du traitement, puisque dans les Ă©tudes l’exercice Ă©tait souvent effectuĂ© en plus des sĂ©ances de kinĂ©sithĂ©rapie.

    Pour le nourrisson, Constantini [11]a comparĂ© l’effet du PEP mask au drainage postural, chez des enfants au cours de la première annĂ©e de vie, et il n’a pas trouvĂ© de diffĂ©rence.

    En pratique, quelles sont les techniques de kinésithérapie respiratoire utilisées dans la mucoviscidose ?

    Les différentes techniques de kinésithérapie sont utilisées de façon variable selon les pays.

    Les AmĂ©ricains utilisent les techniques de kinĂ©sithĂ©rapie respiratoire conventionnelle avec de plus en plus d’aide instrumentale.

    Les Anglais utilisent souvent la technique « ACBT (Active Cycle of Breathing Technique) », qui associe des exercices de respiration contrĂ´lĂ©e, l’augmentation de l’expiration forcĂ©e, le drainage de posture, et la toux.

    Pour Lapin [12], le choix de la technique de kinĂ©sithĂ©rapie respiratoire pourrait se faire aussi en fonction du stade de la maladie. Initialement, chez les enfants qui expectorent peu, les techniques de percussions, vibrations ou posture peuvent ĂŞtre utilisĂ©es. Parfois, la technique utilisant la ventilation en pression positive par l’intermĂ©diaire d’un masque a Ă©tĂ© mise en oeuvre. En effet. il existe Ă  cet âge lĂ , une faiblesse de la paroi bronchique pouvant ĂŞtre responsable de collapsus et de gaz piĂ©gĂ©s, qui pourrait ĂŞtre prĂ©venu par l’utilisation de la pression expiratoire positive.

    Mais souvent en pratique, comme le conclue Lapin : « la technique de kinĂ©sithĂ©rapie la mieux adaptĂ©e est fonction de l’âge, du style de vie, de la situation familiale et de l’environnement culturel. L’important est plutĂ´t le choix d’une technique que le patient apprĂ©ciera et qu’il pratiquera plutĂ´t qu’une technique qui ne lui conviendra pas et qu’il ne ferra pas. »

    En France, dans la première conférence de consensus en kinésithérapie respiratoire qui à eu lieu à Lyon en 1994 [13], un certain nombre de recommandations ont été émises

    * les vibrations et percussions ne sont plus actuellement recommandées ;
    * les postures ne sont indiquées que dans certaines circonstances, en décubitus ventral dans certaines indications de réanimation, et décubitus latéral pour aider la ventilation ;
    * les techniques de flux expiratoire contrĂ´lĂ© font l’unanimitĂ© : toux contrĂ´lĂ©e, expiration forcĂ©e ou expiration lente.

    Pour Postiaux [2], les techniques d’expiration lente semblent actuellement les mieux adaptĂ©es et les mieux tolĂ©rĂ©es. Elles permettraient une Ă©puration des voies aĂ©riennes plus distales, et prĂ©cèderaient chronologiquement les techniques expiratoires forcĂ©es. Pour les nourrissons la technique la plus adaptĂ©e serait alors l’expiration lente prolongĂ©e.

    En France, les techniques habituellement utilisĂ©es chez le nourrisson sont donc actuellement, l’augmentation du flux expiratoire, l’expiration lente prolongĂ©e, la toux provoquĂ©e.

    Les exercices respiratoires peuvent ĂŞtre effectuĂ©s avec une coopĂ©ration Ă  partir de l’âge de deux ans, et les techniques d’augmentation du flux Ă  partir de l’âge de quatre ans.

    Il est important de débuter la séance de kinésithérapie respiratoire par un nettoyage des voies aériennes supérieures, car le nourrisson a une respiration nasale prédominante pendant les premiers mois.

    Effets secondaires de la kinésithérapie respiratoire
    Le reflux gastro oesophagien

    Les Ă©tudes qui s’intĂ©ressent au reflux gastro oesophagien, au cours des sĂ©ances de kinĂ©sithĂ©rapie respiratoire avec positionnement tĂŞte en bas, sont controversĂ©es.

    Dans l’Ă©tude de Phillips [14], aucune aggravation du reflux n’a Ă©tĂ© trouvĂ©e en cas de position tĂŞte en bas lors de sĂ©ance de kinĂ©sithĂ©rapie (phmĂ©tries rĂ©alisĂ©es chez des nourrissons entre 1 et 27 mois).

    Dans l’Ă©tude de Button [15], par contre, il a Ă©tĂ© trouvĂ© une aggravation du reflux en cas de kinĂ©sithĂ©rapie respiratoire avec positionnement tĂŞte en bas, alors qu’il n’a pas Ă©tĂ© trouvĂ© d’aggravation en cas de kinĂ©sithĂ©rapie sans positionnement tĂŞte en bas.
    DĂ©saturation

    Il existe parfois des Ă©pisodes de dĂ©saturation pendant la sĂ©ance de kinĂ©sithĂ©rapie respiratoire [16], surtout lorsqu’il n’y a pas de pĂ©riode de relaxation et de pĂ©riode de respiration calme pendant la sĂ©ance. Ces Ă©pisodes surviennent chez des patients qui ont dĂ©jĂ  une atteinte Ă©voluĂ©e.
    Compliance

    De nombreuses études ont évaluées la compliance des patients vis-à-vis de leurs soins [17]. Cette compliance est souvent mauvaise, surtout en ce qui concerne la kinésithérapie respiratoire.
    Retentissement psychologique

    Il n’y a pas d’Ă©tude qui Ă©value le retentissement psychologique de la kinĂ©sithĂ©rapie respiratoire chez les nourrissons, comme chez les enfants plus grands. Il semble important que cette kinĂ©sithĂ©rapie respiratoire soit le moins traumatisante possible et qu’il y ait une bonne acceptation du nourrisson et de sa famille.

    Données physiopathologiques chez le nourrisson ayant une mucoviscidose
    Données bronchoscopiques

    Wood en 1989 [18], a réalisé des bronchoscopies à des enfants de moins de trois ans. Il a trouvé une accumulation de mucus, avec des moules bronchiques macroscopiques chez 75 % des enfants.
    Données du lavage bronchoalveolaire ; inflammation et infection précoce

    Des Ă©tudes rĂ©centes, effectuĂ©es chez le nourrisson et l’enfant jeune ayant une mucoviscidose ont permis de montrer qu’il existait une inflammation et une infection prĂ©coce dans leurs voies respiratoires.

    Khan en 1995 [19], trouve dans le liquide de lavage bronchoalvĂ©olaire, effectuĂ© chez des nourrissons de moins de 12 mois (moyenne 6 mois), une inflammation importante avec une augmentation des neutrophiles, de IL8 cytokine pro inflammatoire, de Ă©lastase libre, de l’Ă©lastase liĂ©e aux antiprotĂ©ases et une augmentation de la transcription de IL8 par les macrophages. Il existe une corrĂ©lation entre ces diffĂ©rents paramètres. Ceci a mĂŞme Ă©tĂ© retrouvĂ© chez un nourrisson âgĂ© de 4 semaines.

    L’inflammation Ă©tait prĂ©sente alors mĂŞme qu’aucun germe n’Ă©tait retrouvĂ© dans le liquide de lavage (bactĂ©rie, virus, champignon). Pour neuf enfants sur dix sept, des germes avaient Ă©tĂ© retrouvĂ© dans ce liquide de lavage alvĂ©olaire (staphylocoque dorĂ©, hĂ©mophilus influenzae) et pour ces enfants les paramètres inflammatoires Ă©taient plus importants.

    D’autres Ă©tudes ont confirmĂ© la prĂ©sence de cette inflammation prĂ©coce, avec prĂ©dominance de neutrophiles, augmentation de IL8, en l’absence d’infection [20].

    Konstan [21], a montrĂ© que ceci existait aussi chez des patients plus grands ayant des paramètres fonctionnels respiratoires satisfaisants. Il a fait un lavage bronchoalvĂ©olaire Ă  18 patients d’âge supĂ©rieur Ă  12 ans, allant bien (FEV1 aux alentours de 80 %), Ă  distance d’une poussĂ©e infectieuse. Ces patients ne produisaient pas tous rĂ©gulièrement une expectoration. Tous les patients Ă©taient infectĂ©s avec du pyocyanique (16/18) ou du staphylocoque aurĂ©us, ou de l’hĂ©mophilus influenzae. Il a retrouvĂ© une augmentation importante du nombre de cellules constituĂ©es essentiellement de neutrophiles, une augmentation de l’Ă©lastase active bien qu’il existe une augmentation des protĂ©ines inhibitrices.

    Armstrong en 1997 [22], a effectuĂ© un lavage bronchoalveolaire chez 46 enfants dĂ©pistĂ©s de moins de 6 mois. Les enfants qui n’avaient pas d’infection avait un taux d’IL8 et une activitĂ© Ă©lastase neutrophilique normale. En cas d’infection, il Ă©tait notĂ© une augmentation des marqueurs inflammatoires. En cas de guĂ©rison de l’infection ces marqueurs diminuaient. Cette Ă©tude est plutĂ´t en faveur d’une infection prĂ©coce responsable d’une inflammation prĂ©coce.

    A noter que pour 40 % de ces enfants une infection a été retrouvé (staphylocoque doré, virus).

    Il est difficile de savoir, uniquement par les Ă©tudes cliniques, si l’infection prĂ©cède ou non l’inflammation. Les derniers travaux [23] [24]rĂ©alisĂ©s sur des modèles animaux, ou sur poumon foetal seraient plus en faveur d’une inflammation prĂ©coce en rapport avec une dysrĂ©gulation des cytokines de l’inflammation.

    Rosenfeld [25]en 2001 a fait chez 40 enfants des lavages bronchoalvĂ©olaires tous les ans jusqu’Ă  l’âge de 3 ans. Il a Ă©tĂ© retrouvĂ©, lĂ  encore, une augmentation des neutrophiles et de IL8 dans le liquide de lavage alvĂ©olaire. Cette augmentation Ă©tait d’autant plus importante qu’il y avait une infection. Les enfants qui avaient le plus de germes avaient un score radiologique plus bas et des EFR moins bonnes. L’infection Ă©tait frĂ©quente chez ces enfants de moins de 3 ans. Le pyocyanique a Ă©tĂ© retrouvĂ© en quantitĂ© croissante en fonction de l’âge (chez 18 % des enfants Ă  un an, et chez 33 % des enfants Ă  3 ans).

    Dakin [26]en 2002, a montrĂ© que chez 22 enfants d’âge moyen de 23 mois et d’âge maximal de 4 ans, la prĂ©sence de germes dans les bronches Ă©tait corrĂ©lĂ©e avec

    * la présence de symptômes cliniques (toux, sifflement) ;
    * l’importance des signes d’inflammation dans le liquide le lavage alvĂ©olaire ;
    * les anomalies aux EFR (anomalies de la compliance et augmentation des gaz piégés).

    Chez 64 % des enfants, des germes ont été retrouvé, et chez 36 % les germes étaient présents à un taux supérieur à 10°5 germes/ml.
    Données radiologiques

    NEISH [27], a retrouvĂ© des anomalies au niveau radiologique, qui apparaissent prĂ©cocement chez des enfants de moins de 1 an, Ă  type d’Ă©paississement des parois bronchiques, alors que les poumons sont normaux Ă  la naissance.
    Données fonctionnelles respiratoires

    Des EFR prĂ©coces ont Ă©tĂ© effectuĂ© chez des enfants jeunes (âge infĂ©rieur Ă  13 mois) par TEPPER [28]. Celles ci Ă©taient normales chez les enfants ayant un ilĂ©us mĂ©conial (mais EFR faites Ă  moins d’un mois de vie). Par contre pour les enfants dont le diagnostic a Ă©tĂ© fait sur des symptĂ´mes respiratoires, donc un peu plus tard, il est notĂ© une altĂ©ration des paramètres respiratoire (diminution de la saturation en oxygène, mixing index, compliance du système respiratoire, dĂ©bit maximal Ă  la CRF).

    Ranganathan [29]en 2001, a trouvĂ© que les paramètres fonctionnels respiratoires Ă©taient altĂ©rĂ©s mĂŞme chez les enfants qui n’avaient aucun symptĂ´me respiratoire.
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    Conclusion

    Il n’existe pas de preuve scientifique formelle en faveur de la kinĂ©sithĂ©rapie respiratoire dans la mucoviscidose. Quelques Ă©tudes effectuĂ©es sur le court terme semblent dĂ©montrer son efficacitĂ©. Les Ă©tudes portant sur le nourrisson sont très peu nombreuses et aujourd’hui il semblerait difficile, pour des raisons Ă©thiques, d’effectuer de nouvelles Ă©tudes (pratique de la kinĂ©sithĂ©rapie versus pas de kinĂ©sithĂ©rapie).

    MalgrĂ© l’absence de preuves scientifiques formelles, il y a plusieurs arguments qui plaident en faveur d’un dĂ©but prĂ©coce de la kinĂ©sithĂ©rapie respiratoire dès que le diagnostic est posĂ©.

    Les arguments les plus importants reposent sur la prĂ©sence d’anomalies prĂ©coces retrouvĂ©es, alors que le nourrisson va bien cliniquement

    * prĂ©sence d’une inflammation et d’une infection dans le liquide de lavage bronchoalvĂ©olaire ;
    * anomalies aux EFR
    o moules bronchiques retrouvés lors des fibroscopies bronchiques,
    o anomalies radiologiques précoces.

    Les autres arguments, moins importants, reposent sur le fait, que si la kinĂ©sithĂ©rapie est dĂ©butĂ©e tĂ´t, elle sera plus facilement acceptĂ©e. Elle va faire plus rapidement partie de la vie de l’enfant, qui en acceptera plus facilement la contrainte.

    L’enfant acceptera aussi d’autant plus facilement le kinĂ©sithĂ©rapeute que celui ci vient très rĂ©gulièrement. Il va faire partie progressivement de son environnement proche.

    La famille va pouvoir aussi mieux s’organiser et plus rapidement face Ă  la maladie.

    Il n’a pas Ă©tĂ© dĂ©montrĂ© que si l’on dĂ©bute tĂ´t la kinĂ©sithĂ©rapie respiratoire, cela permette plus tard d’amĂ©liorer la compliance.

    Il est important en tout cas que les soignants aient un discours identique auprès de l’enfant et de sa famille, et que le kinĂ©sithĂ©rapeute qui va au domicile comprenne l’intĂ©rĂŞt de son intervention. Le rĂ´le du kinĂ©sithĂ©rapeute est plus facilement reconnu quand l’enfant est encombrĂ©. Chez l’enfant asymptomatique, il est nĂ©anmoins important de maintenir une sĂ©ance quotidienne de kinĂ©sithĂ©rapie pour prĂ©venir l’aggravation respiratoire. Le kinĂ©sithĂ©rapeute qui intervient rĂ©gulièrement au domicile va pouvoir aussi alerter rapidement dès que l’enfant est un peu plus encombrĂ©. Ceci permettra une intervention plus prĂ©coce, avec en premier une intensification de la kinĂ©sithĂ©rapie.

    La mucoviscidose est une maladie chronique, il est important que le kinĂ©sithĂ©rapeute arrive Ă  faire accepter les soins Ă  l’enfant et Ă  sa famille. Pour cette raison, il est important que son intervention soit modulĂ©e en fonction de l’Ă©tat clinique de l’enfant, mais aussi en fonction du contexte psychologique.

    Le kinĂ©sithĂ©rapeute a aussi un rĂ´le important dans l’Ă©ducation de la famille, quand elle souhaite participer aux soins, mais aussi de l’enfant. La prĂ©cocitĂ© et la rĂ©gularitĂ© de cette Ă©ducation vont permettre Ă  l’enfant d’intĂ©grer plus rapidement la technique de kinĂ©sithĂ©rapie respiratoire, et de ce fait, il pourra participer plus activement et donc plus efficacement.

    Bien qu’il n’y ait pas de preuve scientifique, il est important de dĂ©buter la kinĂ©sithĂ©rapie respiratoire dans la mucoviscidose, dès que le diagnostic est fait, car rapidement des lĂ©sions vont apparaĂ®tre, alors que les manifestations cliniques sont parfois peu importantes. La kinĂ©sithĂ©rapie respiratoire, faite rĂ©gulièrement, peut avoir un effet prĂ©ventif, en retardant le plus possible l’Ă©volution de la maladie.

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    Références

    [1]

    Pryor JA, Webber BA, Hudson ME, Batten JC : Evaluation of the forced expiration technique as an adjunct to postural drainage in treatment of Cystic fibrosis . Br Med J 1979 ; 2 : 417-8.
    [2]

    Postiaux : KinĂ©sithĂ©rapie respiratoire de l’enfant, les techniques de soins guidĂ©es par l’auscultation pulmonaire, DeBoeck 2000 : 147-200.
    [3]

    Schöni MH : Autogenic drainage : a modern approach to physiotherapy in Cystic fibrosisJournal of the Royal Society of Medicine 1989 : Supplement n o 16 volume 82, 32-7.
    [4]

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  6. Marc Lecointe Mon, 08 Jun 2009 18:43:05 CEST

    Pour utiliser une rĂ©fĂ©rence qui date d’Avril 2003, tu ne dois très certainement pas savoir qu’aura lieu le Samedi 27 Juin 2009 la JOURNEE DE RECHERCHE EN KINESITHERAPIE RESPIRATOIRE …
    Tu serais bien inspirĂ© de t’y informer.

  7. Arnaud Fri, 12 Jun 2009 06:52:33 CEST

    Ben oui …. C’est sur, en 5 ans ont a fait la rĂ©volution … depuis on fait beaucoup mieux !
    La preuve c’est que tu as certainement augmentĂ© leur espĂ©rance de vie …et leur confort … Moi , j’y suis sur le terrain et je peux te dire que rien n’a changĂ© , si ce n’est de nouveaux appareils dont on n’a pas prouvĂ© l’efficacitĂ© et le foisonnement de formations respiratoires Ă  400 euros la sĂ©ance …
    Continue Ă  lire ton franglais ,si cela peut te consoler Ă  devenir un scientifique …

  8. Bernard Delalande Sat, 20 Jun 2009 06:23:21 CEST

    Bonjour Arnaud,

    Je suis celui qui pète plus haut que son cul. Comme kinĂ©blog, je ne laisse pas indiffĂ©rent et c’est dĂ©jĂ  un dĂ©but de mobilisation.
    Les choses changent lentement et il faut en moyenne 15 ans pour qu’une nouveautĂ© soit, enfin, acceptĂ©e par une profession.
    Il est aussi vrai que mon anglais est perfectible mais il est vrai aussi que les publications de qualitĂ© se font, d’abord, en anglais avant d’ĂŞtre mal-retraduites.

    Quand au marasme, il est certainement liĂ© Ă  l’inaction des syndicats misĂ©reux par manque de membres. Cette misère est nationale. Nous avons des Ă©ternels râleurs qui refusent toujours d’avoir une action commune. Certains, avant toi, l’avaient pourtant compris et c’est ainsi qu’ils avaient crĂ©Ă©s ces honorables organisations…

    Nous attendons tes propositions constructives en lieu et place de tes petites attaques “ad hominem”.

  9. Arnaud Tue, 23 Jun 2009 12:58:39 CEST

    Bonjour Delalande ,
    Avant mes “petites attaques ad hominem ” j’ai eu l’occasion de discuter avec toi sur un forum et je dois dire que ton Ă©go ,et tes certitudes en kinĂ©sithĂ©rapie sont redoutables …
    Maintenant si tu reconnais le marasme de la profession , alors nous sommes au moins deux .. Et parfois ,les grandes amitiés se créent par une échauffourée au départ ..
    Ceci dit en libĂ©ral ( j’ai pratiquĂ© pendant 20 ans ) au sein de 5 cabinets crĂ©es dans 5 rĂ©gions diffĂ©rentes et je connais bien le problème …. les patients et leurs demandes , la population psy … les accrocs des arrĂŞts de travail, les fumistes d’assistĂ©s cotorep , les amoureuses du kinĂ© …etc etc … Si l’on veut que la kinĂ© soit une science et non un art , que l’empirisme et la sĂ©duction des modes passent ; Alors …avant tout .. Il va falloir que nous apprenions Ă  balayer devant notre porte ..Ceci dit ..la kinĂ© saurait-elle devenir une science ..? Et après ?? ..Si tu peux me sortir des tes articles ,la preuve scientifique que la rĂ©Ă©ducation empĂŞcherait les dĂ©formations articulaires et tendineuses des polyhandicapĂ©s et non du p’tit bobo de celui que tu traites pour sa fausse jambe courte ,alors lĂ  tu m’intĂ©resses …
    Cordialement

  10. Bernard Delalande Wed, 24 Jun 2009 06:53:16 CEST

    Bonjour Arnaud,
    Je m’assagis avec le temps : Merci de reconnaĂ®tre que je sois parfois redoutable… ;-)
    Je suis surtout pragmatique et défends aussi une kiné de qualité.
    Nous n’avons pas le pouvoir de modifier l’anatomie mais nous pouvons peut-ĂŞtre chercher Ă  modifier le comportement des patients…
    Il suffit de comprendre que l’homme est plus simple Ă  soigner que l’on suppose.