mon masseur est kinĂ©sithĂ©rapeute…

Posted by kineblog on April 08, 2008

kinésithérapie

RĂ©sultats de l’enquĂŞte rĂ©alisĂ©e par Ipsos pour Groupe 76/Reed Expositions: Les français, la forme et le bien-ĂŞtre

Morceaux choisis:

Soucieux de leur forme physique, les interviewés font parfois appel à un professionnel pour les aider à l’entretenir, que ce soit pour faire du sport ou pour garder leur ligne par exemple. C’est du moins le cas de près d’un Français sur cinq (16%), qui déclare ainsi y avoir déjà fait appel. Cette aide est surtout recherchée par les femmes, nettement plus nombreuses à avoir consulté un professionnel (21% contre 10% des hommes), mais aussi par les personnes pratiquant le body-fitness (25% contre 10% de celles qui ne pratiquent aucun sport).

Interrogés sur les professionnels à qui ils ont ou feraient appel pour les aider à entretenir leur forme physique, les Français placent le médecin généraliste ou nutritionniste en première position (33%), devant le kinésithérapeute (29%), le prof de sport (24%), le diététicien (15%) et le coach personnel (7%). Les Français perçoivent donc l’aide qu’ils peuvent recevoir dans ce domaine sous un angle essentiellement médical, et notamment les plus âgés. Les plus jeunes, au contraire, placent le prof de sport en tête de hiérarchie (43%). Il faut dire que ces derniers, souvent en meilleure santé, ont sans doute moins le réflexe d’aller voir un médecin ou un kinésithérapeute.

Le massage de bien-être et de relaxation, encore peu pratiqué par les Français, est essentiellement associé aux centres de thalassothérapie et aux kinésithérapeutes

En dehors des massages effectués par ses proches, un Français sur cinq (20%) se fait souvent ou parfois masser. Cette pratique est donc assez peu répandue mais si l’on ajoute les personnes qui le font « rarement » (18%), cela porte à 38% la proportion de personnes ayant expérimenté ce type de massage en dehors d’un cadre privé. Les massages auprès de professionnels sont donc occasionnels, seuls 3% des Français se faisant « souvent » masser hors d’un cadre privé. Pour le moment, cette pratique touche surtout les femmes et les cadres supérieurs. Ainsi, les femmes sont plus nombreuses que les hommes (23% contre 15%) à se faire prodiguer « souvent » ou « parfois » des massages, tout comme les cadres supérieurs (24%) et les personnes disposant des plus hauts revenus (23%) s’y adonnent plus que les ouvriers (18%) ou les personnes touchant les plus bas revenus (17%).

Interrogés sur les lieux où ils se rendraient spontanément pour se faire faire un massage de bien-être et de relaxation, qu’ils en aient déjà fait ou non, les Français mettent en avant le spa ou centre de thalassothérapie (35%) et le masseur-kinésithérapeute (34%), loin devant l’ostéopathe (13%), le centre dédié au massage (10%), l’esthéticienne (10%), le club de remise en forme (5%) ou le médecin (2%).

Toutefois, le kinésithérapeute est davantage mis en avant par les personnes qui savent qu’il est le seul habilité à pratiquer des massages (41% contre 32% qui citent le spa), alors que les personnes qui l’ignorent citent davantage le spa (37% contre 30% pour le masseur-kinésithérapeute). Il semble donc que le masseur-kinésithérapeute soit pénalisé par la méconnaissance d’une majorité de Français de sa spécificité dans ce domaine. D’ailleurs, la majorité (53%) des personnes se faisant souvent ou parfois masser, que l’on peut qualifier « d’habituée des massages », ignore elle aussi que seul le masseur-kinésithérapeute est habilité à leur prodiguer un massage. Et si ces habitués vont davantage voir un kinésithérapeute (40%), ils vont également davantage dans un spa ou centre de thalassothérapie (40%), sans privilégier l’un à l’autre. Il n’est donc pas exclu que ces derniers, s’ils étaient mieux informés, iraient davantage voir un kinésithérapeute pour se faire masser. La profession a donc tout intérêt à communiquer sur ce sujet si elle souhaite développer cette activité.

Par ailleurs, le masseur-kinésithérapeute arrive largement en tête chez les personnes ne disposant que de faibles revenus (41%) alors que celles qui bénéficient de revenus élevés placent très nettement les spa ou les centres de thalassothérapies en tête de hiérarchie (44%). Le coût effectivement assez élevé de ces centres explique qu’ils soient davantage plébiscités par les personnes disposant des revenus les plus élevés. A l’inverse, le masseur-kinésithérapeute apparaît probablement aux plus démunis comme un professionnel exerçant des massages de relaxation pour un tarif moins élevé que dans un spa, voire pour certains qu’il exerce ce type de massage « gratuitement » (grâce au remboursement de la Sécurité sociale), même si un massage exercé uniquement dans un but de relaxation n’est pas remboursé. Notons enfin que le masseur-kinésithérapeute est davantage mis en avant par les hommes (36%, 1ère position devant le spa), tandis que les femmes lui préfèrent le spa ou les centres de thalassothérapie (38%, 1ère position devant le kinésithérapeute).

Un Français sur deux est prêt à aller voir un kinésithérapeute pour se faire prodiguer un massage de bien-être ou des soins de modelage du corps

Lorsqu’on leur demande s’ils iraient voir un masseur-kinésithérapeute pour se faire prodiguer un massage de bien-être et de relaxation ou des soins pour modeler le corps comme les plaques vibrantes ou les méthodes anti-cellulite, près d’un Français sur deux (45%) répond par l’affirmative. Un quart (23%) se dit même « tout à fait » prêt à y aller. A l’inverse, 55% ne se montrent pas intéressés. Les personnes pratiquant le body fitness (50%) ainsi que celles qui vont souvent ou parfois des faire masser (55%) déclarent davantage qu’elles iraient voir un kinésithérapeute pour ces soins. Ces chiffres peuvent sembler toutefois assez modérés puisqu’il s’agit des personnes a priori les plus intéressées par les massages de bien-être et de relaxation et les soins de modelage du corps. Si les kinésithérapeutes veulent développer ce type d’activité, il faudra donc davantage les convaincre, ce qui passe sans doute en partie par une plus grande communication sur le fait que seuls les kinésithérapeutes sont officiellement habilités à effectuer des massages mais aussi et peut-être même surtout par le fait de se démarquer de l’image strictement « médicale » de leur profession, qui peut laisser entendre aux yeux de certains que les massages seront moins conviviaux et exercés dans un cadre plus froid.

Enfin, les personnes qui se disent prêtes à aller chez un masseur-kinésithérapeute pour se faire prodiguer des massages de bien-être ou des soins de modelage du corps consacreraient pour la plupart (61%) un budget inférieur à 200 euros par an en moyenne. 37% seraient prêts à investir davantage, mais seuls 6% seraient prêts à payer 500 euros ou plus. Logiquement, le budget envisagé est d’autant plus conséquent que les revenus de la personne interrogée sont élevés. Ces chiffres traduisent moins la réalité d’un budget très précis qu’une tendance indiquant qu’elles sont prêtes à consacrer une part de leur argent à des soins de modelage du corps ou des massages de bien-être effectués par un kinésithérapeute. Il faut également souligner que beaucoup ignorent probablement les tarifs réels d’un massage et ont donc du mal à se prononcer en connaissance de cause.

lire l’article complet sur le site d’IPSOS
visualiser le diaporama prĂ©sentĂ© lors de la confĂ©rence de presse du 6 mars, au salon Form’Expo.

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