Vivre moins pour dépenser moins
- Le financement des services de soins de suite et de réadaptation (SSR) va progressivement se baser sur leur activité (T2A) dès 2008. C’est une manœuvre douteuse qui va une fois de plus stigmatiser le grand âge comme coupable principal de la faillite du système de soin français.
Début 2008, le financement des services hospitaliers de soins de suite et réadaptation (SSR) va progressivement cesser d’être forfaitaire et global pour s’appuyer sur l’activité de soin effectué. Cette logique de passage à la T2A (tarification à l’activité) déjà appliquée dans les services de médecine, de chirurgie et d’obstétrique, s’inscrit dans une volonté de transparence comptable et de clarification des missions de santé.
A priori, cette démarche peut paraître louable et indispensable pour, entre autres, sortir des imbroglios qu’entraîne l’opaque répartition des rôles entre les secteurs médicaux publics et privés.
Néanmoins la réalité de la prise en charge des patients dans les services de SSR semble bien difficile à faire passer par la “moulinette” de cette réforme de gestionnaire.
…le retour des quotas ?
Une édifiante lecture que ce “Point d’information de l’Assurance Maladie” du 6 décembre 2007 :
Parmi les priorités 2008 : le renforcement des contrôles sur les fraudes dans les transports sanitaires, les établissements pour personnes âgées dépendantes, les professions paramédicales.
De nouveaux champs seront abordés : les facturations des laboratoires de biologie médicale, les activités aberrantes des professionnels de santé et les indemnités journalières pour le risque professionnel.
du patient, qui est encore patient, et qui va devenir client…
Ce curieux titre (j’ai pas mal hésité avec “retour de Mondial”) est extrait de l’interview de JM Ovieve (directeur de l’INK) réalisé par Philippe Goethals (Président du Salon Rééducation Equip’salles, aka Mondial de la Rééducation, aka Gicare pour les anciens) à l’issue de ce salon et qui a mis en ligne, sur le site commercial Reeduca Web, une série de 10 courts entretients recueillis auprès de certains exposants (emblématiques) du Gicare.
la régulation des professions de santé
Exhumé un document (mars 2002), issu de la Série Études publié par la DRESS, qui fait état des stratégies de régulation mises en oeuvre dans cinq pays: Allemagne, Royaume-Uni, Québec, Belgique, États-Unis
rapport de la commission jeunes médecins du CNOM
Extrait du dossier “Être medecin demain” publié dans le bulletin de l’Ordre des médecins du 10 décembre:
140 thérapies alternatives
Connaissez-vous la Biométrie fonctionnelle, le Deep Draining, le MRO Medau, le Shin Tai ou encore le Vitalpratique selon Vuille?
Et ben moi non plus…
En cherchant à combler mes (nombreuses) lacunes, j’ai finalement trouvé (et honteusement pompé), sur le site suisse Medindex, une “petite” liste alphabétique des méthodes de thérapie alternatives:
premier arrivé, premier servi
liste (révisée) des écoles d’ostéopathie agréées
WHIST
Etude Inserm : Internet Santé (WHIST) lecture recommandée Téléchargement WHIST_Inserm_Nov2007.pdf Il ne manque pas d’études de l’internaute santé, mais je tire mon chapeau à l’équipe Renahy et collègues pour leur travail 2007 portant sur les habitudes de consultation de l’internet santé en France; la qualité de la réflexion est indéniable. WHIST apporte des réponses à de nombreuses questions qui préoccupent notamment les professions de santé à propos du comportement des consommateurs sur le Net. D’autre part, WHIST vient renforcer la montée de l’e-santé en France, suite à l’annonce par la HAS de la certification des sites (….Effectivement, les échos sont très positifs; les Français attendaient cette certification, pour en quelque sorte consulter internet sans trop se poser des questions). 1° Les internautes santé accordent une très grande confiance dans la capacité des médecins et de la médecine mais aimeraient que ces médecins leur donnent d’avantage d’explications et les écoutent plus… car leurs conseils sont souvent difficiles à réaliser en pratique (cf les problèmes de l’observance, largement discutés sur Silber’s blog) 2° Plus les internautes vieillissent, plus ils recherchent des informations médicales (30% chez les moins de 30 ans, 56% chez les plus de 60 ans). Idem chez les personnes malades: la proportion de recours à internet chez elles est supérieure à celle des personnes en bonne santé. 3° Moins de la moitié des internautes vérifie les sources, les dates des informations sur internet. 4° les internautes santé sont de grands consommateurs de forums. 5° 21% des médecins et pharmaciens font des recherchent d’informations santé quotidiennement.; 8% des soignants; 2-4% des consommateurs. 6° Chez le patient chronique, des informations trouvées sur internet les conduiraient plutôt à consulter (qu’à ne pas consulter). 7° Et enfin, les auteurs ont choisi de ne pas redresser l’échantillon, estimant qu’il n’y avait pas de gain de précision.