La médecine 2.0 est le nouveau paradigme qui peut tout changer
C’est le titre du dernier paragraphe en conclusion d’un article passionnant (et très documenté), relevé sur l’incontournable site médical Atoute, et polémiquement intitulé:
Kiné-Flash Paris n°11 est paru
Professional doctorates versus traditional PhD programmes
À quelques jours du forum de Bologne 2010, organisé par Pierre Trudelle, à Paris, j’exhume (nov 2006, provenance FysioExpo, Amsterdam) le document ci-dessous, mais à l’usage exclusif de ceux qui ont pécho des bouts d’ECTS en anglais médical…arf, arf!!!
Physiotherapy on the road of experience – but what does the future hold?
Developments in physiotherapy in the UK
Professor Ann P Moore
Director, Clinical Research Centre for Health Professions, University of Brighton
le premier teaser masso-kinésithérapique
Je viens de recevoir un mail intriguant:
- objet: Maison des kinés: plus qu’une semaine…!
- expéditeur: INFO-NEWS news@kineactu.com
- corps du message:
Pour tous les kinés, un rendez-vous à ne pas manquer.
Le 29 novembre, surveillez vos mails !
Une image accompagne le texte (j’y reconnais des éléments graphiques qui datent, au minimum, de 1994, j’ai un peu la flemme de mettre cette image en ligne, et puis surtout je ne souhaite pas pourrir l’aspect de mon site): le 29 novembre, on vous donne la main!
Québec : le financement privé de la santé est un poison
petite enquête sur les DAM (ou l’inverse !)
Ces derniers mois des Délégués à l’Assurance Maladie se proposent de nous rencontrer, dans nos cabinets, pour nous présenter la dernière Convention.
Cette initiative unilatérale des Caisses (conséquence d’une libre interprétation de cette nouvelle Convention), au prétexte au demeurant fort sympathique, a cependant (d’après mes sources) vocation à perdurer…
C’est donc avec un sourire narquois aux lèvres que j’ai répondu à cette heureuse initiative du Syndicat des Masseurs-Kinésithérapeutes Rééducateurs de Paris (affilié à la FFMKR) qu’est ce petit questionnaire à remplir en ligne sur le site du SMKRP, et coquinement intitulé:
ENQUÊTE QUALITÉ
Vous avez reçu les DAM (Délégués de l’Assurance Maladie) ?
Appréciations, commentaires, critiques
système de santé, accès aux soins et couvertures complémentaires
Enquête d’opinion CISS/IPSOS : les résultats 09 octobre 2007 Ils soulignent la grande proximité entre les opinions déclarées par la population générale et celle des personnes malades : * Les Français expriment très majoritairement la volonté que soit préservé un système solidaire de prise en charge et de dispensation des soins, et refusent notamment de façon catégorique que les personnes malades cotisent davantage que les autres. * Ainsi, plus des deux tiers des français sont opposés aux franchises médicales, l’augmentation de la CSG étant la mesure la moins impopulaire. * Une minorité non négligeable de Français a déjà dû renoncer à des soins (32% dans le cas du recours à un spécialiste), notamment du fait des délais pour consulter. * Une majorité de Français (63%) estime avoir des restes à charges compris entre 1 et 40 € par mois et par personne. Ceci malgré l’accès de 90% d’entre eux à une complémentaire santé, dont le coût est évalué à plus de 30 € par mois. * Un tiers des Français déclare avoir été confronté à des dépassements d’honoraires, et parmi ceux qui ont une couverture complémentaire seul 1 sur 2 bénéficie de leur prise en charge intégrale ou partielle. Les propositions du CISS quant à l’avenir de notre système de santé (financement et organisation). *Son financement : le fait qu’aucune piste ne se dégage montre la nécessité d’organiser un vaste débat public pour dégager un consensus essentiel autour de cette question centrale. La création d’un système de franchises doit être discutée au même titre que les autres solutions, en gardant en filigrane la très forte demande d’équité et de solidarité exprimée par les Français. *Son organisation : les difficultés d’accès aux soins identifiées indiquent bien les priorités d’une réforme qui doit notamment s’attaquer aux problèmes de la coordination des soins et de la démographie médicale. Cela passera par : - l’aménagement optimal d’une permanence des soins effective, - l’incitation forte à l’installation dans les zones désertées, - le maintien d’une offre à tarif opposable sur l’ensemble du territoire, - le développement de maisons médicales multidisciplinaires, - l’amélioration de la prise en charge réalisée dans le cadre de réseaux (entre établissements privés et publics, médecine de ville, pharmacie et paramédicaux)…, - et bien sûr par le Dossier Médical Personnel, outil essentiel de la coordination à condition qu’il ne soit pas vidé de son contenu.Lire les résultats.
le problème est et n’est qu’économique
En provenance de la liste de la SFK, ce joli échange… et quelqu’un qui met les pieds dans le plat!
du désir à la répulsion… vieillir
Trouvé ce texte, parfaite et éclairante mise en mots du paradoxe de la “jeune et dynamique” profession de masseur-kinésithérapeute qui, alors même que confrontée de plus en plus souvent à la déchéance du grand âge, à soutenir, faire perdurer, à accompagner, amortir, et adoucir la perte inéluctable des capacitées fonctionnelles qui constituent une grande partie des moyens de notre “humanitude”, persite pourtant à se croire actrice de la bonne santé alors même que de toute évidence son rôle réel, de plus en plus prégnant, son futur, est inéluctablement dans l’accompagnement éclairé des conséquences du vieillissement…
… je crois utile de rappeler qu’il est nécessaire de cliquer sur “Lire l’article complet”, souligné en rouge ci-dessous, pour prendre connaissance du reste de l’article… (je sais, ça craint!)
lombalgie aïgue: manipulation, AINS… rien ?
Assessment of diclofenac or spinal manipulative therapy, or both, in addition to recommended first-line treatment for acute low back pain: a randomised controlled trial Mark J Hancock MAppSc a, Corresponding Author Contact Information, E-mail The Corresponding Author , Chris G Maher PhD a, Jane Latimer PhD a, Prof Andrew J McLachlan PhD b, c, Chris W Cooper MD d, Prof Richard O Day MD e, f, Megan F Spindler MAppSc a and James H McAuley PhD a aBack Pain Research Group, University of Sydney, Sydney, Australia bFaculty of Pharmacy, University of Sydney, Sydney, Australia cCentre for Education and Research on Aging, University of Sydney, Sydney, Australia dDiscipline of General Practice, University of Sydney, Sydney, Australia eDepartment of Clinical Pharmacology, University of Sydney, Sydney, Australia fAustralia and St Vincent’s Hospital, Sydney, Australia Available online 9 November 2007. Refers to: Evidence-based management of acute low back pain The Lancet, Volume 370, Issue 9599 , 10 November 2007-16 November 2007, Pages 1595-1596 Bart W Koes Abstract | Full Text + Links | PDF (64 K) Referred to by: Evidence-based management of acute low back pain The Lancet, Volume 370, Issue 9599 , 10 November 2007-16 November 2007, Pages 1595-1596 Bart W Koes Abstract | Full Text + Links | PDF (64 K) Summary Background We aimed to investigate whether the addition of non-steroidal anti-inflammatory drugs or spinal manipulative therapy, or both, would result in faster recovery for patients with acute low back pain receiving recommended first-line care. Methods 240 patients with acute low back pain who had seen their general practitioner and had been given advice and paracetamol were randomly allocated to one of four groups in our community-based study: diclofenac 50 mg twice daily and placebo manipulative therapy (n=60); spinal manipulative therapy and placebo drug (n=60); diclofenac 50 mg twice daily and spinal manipulative therapy (n=60); or double placebo (n=60). The primary outcome was days to recovery from pain assessed by survival curves (log-rank test) in an intention-to- treat analysis. This trial was registered with the Australian Clinical Trials Registry, ACTRN01260500003661 7. Findings Neither diclofenac nor spinal manipulative therapy appreciably reduced the number of days until recovery compared with placebo drug or placebo manipulative therapy (diclofenac hazard ratio 1·09, 95% CI 0·84–1·42, p=0·516; spinal manipulative therapy hazard ratio 1·01, 95% CI 0·77–1·31, p=0·955). 237 patients (99%) either recovered or were censored 12 weeks after randomisation. 22 patients had possible adverse reactions including gastrointestinal disturbances, dizziness, and heart palpitations. Half of these patients were in the active diclofenac group, the other half were taking placebo. One patient taking active diclofenac had a suspected hypersensitivity reaction and ceased treatment. Interpretation Patients with acute low back pain receiving recommended first-line care do not recover more quickly with the addition of diclofenac or spinal manipulative therapy. Corresponding Author Contact InformationCorrespondence to: Mark Hancock, University of Sydney, Back Pain Research Group, PO Box 170, Lidcombe, NSW 1825, AustraliaL’article du JIM:
Lombalgies aiguës : ni anti-inflammatoires, ni manipulation ! La lombalgie aiguë est l’un des premiers motifs de consultation en médecine générale. Mais malgré l’extrême banalité du symptôme, la prise en charge des patients n’est uniforme ni d’un pays à l’autre ni d’un praticien à l’autre. La plupart des Sociétés savantes recommandent en première ligne (après avoir éliminé une étiologie grave sous jacente) d’associer une information du patient sur la bénignité de sa pathologie et son bon pronostic, des conseils sur le maintien de l’activité la plus normale possible et une prescription de paracétamol. En seconde intention, des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ou des manipulations vertébrales sont préconisées. En pratique clinique, la distinction entre traitement de première et de deuxième ligne est loin d’être nette et les malades reçoivent très souvent des AINS ou sont soumis à des manipulations vertébrales d’emblée. Cependant, les études démontrant l’efficacité des AINS ou des manipulations ne sont pas totalement concluantes ne serait-ce que parce que les malades inclus dans ces essais n’ont pas tous bénéficié d’un traitement de première ligne bien conduit. C’est pourquoi une équipe australienne a remis l’ouvrage sur le métier en soumettant ces deux interventions réputées de seconde ligne à l’épreuve de la randomisation contre placebo (1). Deux cent quarante malades de la patientèle de 40 généralistes souffrant de lombalgie aiguë (moins de 6 semaines d’évolution), d’intensité modérée, sans signes d’atteinte grave d’une racine et sans contre-indication aux AINS ou aux manipulations vertébrales ont été inclus dans l’essai. Tous ces patients ont bénéficié de l’information et des conseils habituels et de la prescription de paracétamol à la posologie d’un gramme 4 fois par jour si nécessaire. Dans les 48 heures de cette première consultation, ils ont été randomisés en 4 groupes : manipulation + diclofénac (50 mg deux fois par jour), manipulation placebo + diclofénac, manipulation + placebo et double placebo. Le diclofénac ou le placebo devaient être poursuivis jusqu’à la disparition des symptômes ou durant 4 semaines au maximum. Pour des raisons incontournables, la randomisation vers les deux types de manipulation, réelle ou placebo, a été réalisée en simple aveugle. Les patients ont été assignés soit à des manipulations vertébrales adaptées à leur état selon un algorithme pré-établi autorisant différentes techniques (lentes ou à haute vitesse) soit à des séances factices d’ultrasons (l’appareil n’émettant aucune onde). Deux à trois séances, selon les cas, étaient prévues chaque semaine pendant 4 semaines. Le critère principal de jugement était le nombre de jours jusqu’à la disparition des douleurs (score 0 ou 1). Des courbes de guérison superposables Sur ce critère simple, l’évolution des 4 groupes a été désespérément similaire : la médiane de durée des douleurs a été de 15 jours avec les manipulations réelles et factices, de 13 jours avec le diclofénac et de 16 jours avec le placebo (différence non significative ; p=0,516). L’association des deux traitements n’a pas non plus permis une guérison significativement plus rapide que le double placebo (p=0,609). Aucune différence significative n’a été non plus constatée sur les critères secondaires de jugement (score de douleurs, de mobilité, de handicap ou perception globale d’efficacité). Cette étude iconoclaste ne manquera pas de susciter les critiques : - manque de puissance n’ayant peut-être pas permis de rendre significative la tendance à la disparition plus rapide des douleurs observée avec l’AINS, - type de manipulations choisies et absence de double aveugle pour ce bras de l’essai. En tout état de cause, ce travail démontre que l’impact de ces prises en charge lorsqu’elles sont associées à des conseils simples et du paracétamol est nul ou au mieux négligeable. Il devrait conduire à une simplification du traitement des lombalgies aiguës non compliquées et à une réduction très significative de son coût (en terme économique et d’effets secondaires). Dans la suite logique de cette publication dérangeante, des études sur la prescription des AINS dans d’autres pathologies musculo-squelettiques bénignes aiguës et dans les lombalgies chroniques seraient souhaitables (2). Dr Céline Dupin
Livre vert de la maladie d’Alzheimer
A l’initiative de l’Association France Alzheimer, présidée par Arlette Meyrieux, les plus grands spécialistes de la maladie ont fait un état des lieux des connaissances scientifiques de la maladie et identifié les trois chantiers prioritaires en matière de recherche. Depuis 10 ans, les connaissances sur la maladie, et sur la démence en général, ont largement progressé, bénéficiant des avancées spectaculaires des neurosciences qui représentent plus de 20 % des dépenses de recherche des organismes publics (CNRS, INSERM, CEA) en sciences de la vie. L’Agence nationale de la recherche qui a financé en 2005 des projets de recherche consacrés au vieillissement pour un montant global de 8 millions d’euros, consacrera à nouveau plus de 20 millions d’euros en 2006 aux neurosciences et aux neuropathologies. Pourtant, il faut encore faire plus et soutenir davantage l’effort de recherche sur ces maladies, notamment la maladie d’alzheimer qui touche près de 1 milllion de personnes en France et gagne du terrain avec plus de 200 000 nouveaux cas par an. LE LIVRE VERT DE LA MALADIE D’ALZHEIMER 76 pages au format pdf mai 2006
enquête sur la recette d’un succès
Le Ministre de l’Immigration préfère les Thaïlandaises…
Relevé, dans le Canard Enchainé de la semaine dernière, cet article qui relate la manière dont Brice se gratte la tête pour trouver l’astucieuse périphrase qui permettra de qualifier le métier de masseuse thaïlandaise en évitant le choc frontal (humour) avec l’Ordre et les Syndicats de Masseurs-Kinésithérapeutes… le terme “modelage” étant déjà pris par le puissant lobby des esthéticiennes patentées, je me fait fort de résoudre le problème de notre Ministre de l’Importation des Professionnels Qualifiés Qu’on Est Pas Capable de Former et de Payer Décemment Chez Nous:
chronologie des réformes de l’assurance maladie en Europe
Récupéré, sur le site de La Documentation Française, une intéressante chronologie des réformes de l’assurance maladie menées dans l’espace européen depuis quelques décennies. Une lecture assez édifiante qui permet de mesurer les orientations des uns et des autres… et sans doute le retard français!
(j’ai souligné quelques points, à mon sens pertinents, en gras dans le texte)