RSI et prévention
Le RSI lance un bilan de prévention aux quatre âges clés de la vie
PARIS, 15 octobre 2007 (APM)- Le Régime social des indépendants (RSI) propose, depuis la semaine dernière, un “bilan de prévention” gratuit à ses bénéficiaires, ciblés selon des tranches d’âge correspondant aux quatre âges clés de la vie, a indiqué lundi à l’APM Philippe Ulmann, directeur de la politique santé au RSI.
Ce bilan de prévention, qui prend la suite des “examens de santé en secteur libéral” lancés en 2003, est une consultation réalisée par le médecin traitant et dédiée au dépistage des risques.
“Les indépendants n’ont pas de médecin du travail. Ils sont très mobilisés par leur activité, et ne consacrent parfois pas assez de temps à leur santé”, souligne Philippe Ulmann pour expliquer l’intérêt du bilan de prévention chez la population des indépendants.
L’objectif est qu’au moins une fois par tranche d’âge, chaque bénéficiaire du RSI (assuré et ayant-droit) puisse bénéficier de ce bilan, centré sur un objectif spécifique à chaque tranche.
Avant 30 ans, l’accent est mis sur l’hygiène de vie, les conduites addictives, la nutrition et le sommeil, après 40 ans, le bilan ciblera le dépistage des maladies cardio-vasculaires, puis les risques de cancers autour de 50 ans et enfin la prévention de la perte d’autonomie après 65 ans.
Pour chaque tranche d’âge, le RSI enverra à ses bénéficiaires un questionnaire spécifique et un bon de prise en charge pour le bilan de prévention, l’invitant à se rendre chez son médecin traitant.
Ce questionnaire nominatif, qui sera conservé par le médecin, comporte des demandes de renseignements sur l’âge, le sexe, l’activité professionnelle du bénéficiaire, ses antécédents vaccinaux, des éléments de comportement (alcool, tabac, sommeil, activité physique) et des questions ciblées par classe d’âge sur les risques de pathologie (maladies cardio-vasculaires, cancer).
Ce document doit permettre au médecin traitant d’établir le bilan de prévention du patient, qui doit faire l’objet d’un compte-rendu au médecin-conseil régional du RSI. Le médecin peut alors orienter vers un spécialiste en cas de détection d’un problème ou demander des examens sanguins complémentaires.
44 EUROS POUR LE MEDECIN, GRATUIT POUR LE PATIENT
La consultation effectuée par le médecin traitant équivaut à un C2 (44 euros). Elle est prise en charge à 100% par le RSI, ainsi que les éventuels examens sanguins complémentaires. Le patient bénéficie donc de l’avance de frais, le médecin étant remboursé par le RSI à réception du bon de prise en charge remis par le patient.
La participation forfaitaire d’un euro ne s’applique pas à cette consultation, précise le RSI. En revanche, les examens complémentaires autres que sanguins prescrits à cette occasion sont remboursés au taux habituel.
Depuis début octobre, le RSI a envoyé des plaquettes d’information aux médecins ainsi qu’à leurs représentations (Ordre, syndicats, unions régionales) afin de s’assurer de leur implication dans le dispositif.
Le RSI souhaite inviter 150.000 à 200.000 bénéficiaires du RSI en année pleine, sur les 3,2 millions que compte le régime. Le financement de l’opération est assuré en partie par le risque de base, le reste provenant de l’enveloppe prévention du régime.
Les personnes souffrant d’une affection de longue durée (ALD) sont exclues de ce dispositif, en raison du suivi habituel dont elles bénéficient dans le cadre de leur maladie, par le médecin traitant. Elles représentent environ 13 à 14% des bénéficiaires du RSI.
“L’idée du bilan de prévention, c’est aussi de faire rentrer dans le système de soins ceux qui n’y ont pas recours”, explique Philippe Ulmann, précisant que leurs bases de données leurs permettent de repérer et de cibler ceux qui ne consomment pas ou très peu de soins.
Une première évaluation du dispositif aura lieu en 2009 avec le ministère de la santé.
vg/ld/APM polsan
redaction@apmnews.comVGKJF003 15/10/2007 12:16 ACTU
Trackbacks
Use this link to trackback from your own site.