la FNEK dénonce les aberrations de la formation

Posted by kineblog on August 11, 2007

kinésithérapie

Je vous livre ci-dessous ce qui devait faire l’objet d’un article concernant une récente publication de F.Gougeon sur Egora… mais au moment de cliquer sur “Publish” j’ai été pris d’un furieux doute et me suis inscrit derechef sur le forum de la FNEK (Fédération Nationale des Etudiants en kinésithérapie) dans l’espoir d’obtenir quelques éclaircissements…

-> Voici ma question:

Posté le: 08/08/2007 20:06:20 Sujet du message: Etudes : la FNEK dénonce les aberrations de la formation
Je viens de lire ça sur Egora:

Article paru le : Mercredi 8 Août 2007
Franck Gougeon

Une nouvelle fois, la Fédération nationale des étudiants en masso-kinésithérapie « pointe du doigt les différentes aberrations de la formation des masseurs-kinésithérapeutes en France : Sujets d´examens satyriques, périodes de révisions inexistantes, explosion du nombre d´étudiants ajournés, rien de tout cela n´a disparu et ce, malgré le fait d´avoir aligné ce printemps les modalités d´évaluations sur celles pratiquées à l´université ». Elle souligne que « les instituts parisiens font figure de mauvaise école, puisqu´ils enregistrent pour certains d´entre eux, près de 85% des étudiants par promotion aux rattrapages. Les périodes de révisions sont, elles aussi passées parfois aux oubliettes». La FNEK estime que « dans un système de formation où les frais de scolarité peuvent s´élever à plus de 8000 €/an, il est absolument absurde de taxer ces jeunes de laxisme ou autre manque de rigueur. Conscients de l´enjeu, et des répercussions financières de l´échec, de tels taux de rattrapages sont intolérables à l´heure où 97% des personnes se présentant au Diplôme d´Etat sont reçues».
La FNEK, Mme Roselyne Bachelot-Narquin, ministère de la santé de la Jeunesse et des Sports sur l´intégration universitaire de la formation qui, selon elle « reste un point incontournable qui permettrait d´entrevoir des solutions aux différents problèmes que connaît aujourd´hui la filière kiné ».

Soit le FNEK fait dans le second degré, soit F.Gougeon n’est pas journaliste…
Je m’explique, quand on lis que 85% des étudiants dans certaines écoles parisiennes sont ajournés alors même qu’on enregistre au plan national un taux de réussite de 97% de reçu, il me semble que la première question à se poser est:
- le diplôme est-il national?
- réponse: oui, sur le papier, mais en pratique non… car les mises en situations professionnelles ne sont pas organisées au niveau national.
… de là à imaginer que certains lieux d’examen sont beaucoup plus exigeants sur Paris, où que certains examinateurs de province sont plus concilliants avec les impétrants issu de leur propres écoles… sans doute une piste à suivre, mais visiblement personne n’ose en parler.
Si quelqu’un est en mesure d’éclairer ma lanterne (si possible du bureau de la Fnek), je suis preneur…

www.kineblog.net

-> et la réponse du 1er Vice Président de la FNEK:

Posté le: 10/08/2007 12:34:53
bonjour,

d’après ce que je lis, il y a une mauvaise compréhension de ce qui est écrit.

Nous ne mettons pas en avant les disparités d’évaluation du DE au niveau national, mais pointons du doigts les modalités de passage en année supérieure lors du cursus.

je m’explique, la promotion d’étudiants de 2ème année de l’ADERF, par exemple, a vu plus de 60 étudiant sur 80 aux rattrapages cette année ; à ASSAS, il n’y a eu qu’une journée entre le dernier cours d’un enseignement, et son évaluation, à Nancy également on dénombre près de la moitié de la promotion des K2 au rattrapages. A Amiens aussi on a vu un nombre d’étudiants aux rattrapages très supérieur à la moyenne des autres années.

lors de cette session de rattrapage par contre, on va avoir des taux de réussite assez conséquents, et par la même un nombre d’étudiants qui redoublent assez faible (de 0 à 15-18 % les années noires). ce qui amène, au fil des ans, des promotions de 3ème année (K3) présentant le DE dont les effectifs sont sensiblement les mêmes que ceux du quota d’admis. et lorsque ces K3 présentent l’examen final, ils le réussissent à 97%.

Ce que nous dénonçons ouvertement, c’est le sadisme de certains sujets d’examens lors des premières sessions, qui n’a pour d’autre but que de mettre la pression à des étudiants pour qu’ils travaillent leurs cours plus longtemps. De ce sadisme il en résulte un climat délétère non propice à l’épanouissement de jeunes adultes.

Et je vais même aller plus loin, en décriant ouvertement que tout ceci n’est que la conséquence directe de quelques formteurs (ou responsables de formation) vexés d’avoir vu les modalités d’évaluation boulversées cette année. “leur” système -injuste- qui marchait si bien et leur permettait d’avoir un moyen de pression en se dégageant totalement derrière des textes ancestraux s’est vu modifié sans avoir mot à dire.
pour rappel, avant, il fallait compenser par le rattrapage, la note de la première session, aujourd’hui, seule la moyenne suffit. en pratique, cela veut dire que pour un 7/20 en première session, il fallait avoir 13/20 au rattrapages, et celui qui avait 12/20 se refaisait une année alors qu’il avait le niveau attendu (10). aujourd’hui s’il a 7/20 en première session, et 11/20 au rattrapages, il passe en année supérieure.

j’en reviens à présent à la situation actuelle et à la formation kiné en général. Bien sur, certains me répondront qu’il est justement très bien ce système puisque, au final ceux qui arrivent en 3ème année ont le niveau attendu (97% de réussite). Certes, mais il ne faut pas perdre de vue l’impact financier qu’a une année de formation en kiné, et il ne faut pas perdre de vue non plus que le nombre d’heures d’enseignements et de stages est largement supérieur à ce que l’on peut voir dans l’enseignement supérieur (limitant ainsi tout job d’appoint, ou temps libre en parallèle), ce qui en fait une formation difficile, et onéreuse… Dans ces conditions il convient de ne pas “jouer” avec ceux qui ont fait le choix de la suivre. De plus, pour une profession qui aujourd’hui cherche à gagner en autonomie, et en crédibilité, il est difficilement concevable d’imaginer sa base (la formation) fonctionnant avec des principes pédagogiques d’avant-guerre. Ce n’est pas responsabiliser des jeunes que de les mettre insassiablement en position d’échec.

voila, certes je conçois que ce texte ait été mal rédigé, ou du moins d’une manière ambigüe, mais j’espère avoir réparé une partie de l’erreur en apportant ces quelques précisions.

amicalement

B.C.
1er VP FNEK

forum de la FNEK

Une belle récolte et une intéressante matière à réflexion, non?

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