LMD et kangourous
Je ne puis que vous conseiller de suivre (sur le blog de KinĂ©sithĂ©rapie, la Revue), le voyage australien de l’intrĂ©pide Pierre Trudelle, qui au cours de son sĂ©jour de 3 semaines se propose de visiter pas moins de 4 UniversitĂ©s Australiennes… pour y prendre le poul des cursus kinĂ©sithĂ©rapiques proposĂ©s au pays des bondissants marsupiaux, chainon intermĂ©diaire entre les monotrèmes ovipares et les mammifères placentaires!
OĂą l’on apprend, entre autre, que:
Ostéoporose: marcher ne suffit pas
10% des individus ne dĂ©veloppent pas d’arthrose
RapportĂ© par Michel Bodin (Paris) d’après la communication : TEN PERCENT OF INDIVIDUALS DO NOT DEVELOP OSTEOARTHRITIS AT VERY OLD AGE R.J. Goekoop1, J. Gussekloo2, V. Dirkse2, H.M.J.A. Kroon3, T.W.J. Huizinga1, R.G.J. Westendorp4, M. Kloppenburg1 1 Rheumatology, 2 Public Health and Primary Care, 3 Radiology, 4 Gerontology and Geriatrics, Leiden University Medical Center, Leiden, Netherlands Retrouvez l’abstract en ligne EULAR 2007 – Barcelone – 13 - 16 juin 2007 L’âge constitue en règle le principal facteur de risque de dĂ©veloppement d’une arthrose. Toutefois, plusieurs Ă©tudes de cohorte ont mis en Ă©vidence le fait qu’il existe des sujets ne dĂ©veloppant pas d’arthrose avec l’âge, ce qui laisse supposer qu’il existe des facteurs susceptibles de protĂ©ger les articulations du dĂ©veloppement arthrosique malgrĂ© l’avancĂ©e en âge. Les auteurs se sont attachĂ©s Ă prĂ©ciser la prĂ©valence de la dĂ©tĂ©rioration arthrosique Ă 90 ans. Ă€ partir d’une cohorte de malades issus de la population de Leiden (NL), tous les patients nĂ©s de 1912 Ă 1914 ont Ă©tĂ© enrĂ´lĂ©s lors de leur anniversaire Ă 85 ans. Ils ont Ă©tĂ© revus Ă l’âge de 90 ans, ont Ă©tĂ© examinĂ©s et soumis Ă des radiographies de contrĂ´le des mains, des hanches et des genoux. 24 articulations ont Ă©tĂ© classĂ©es de 1 Ă 4 selon le score de Kellgren Lawrence par 2 observateurs diffĂ©rents. L’arthrose Ă©tait affirmĂ©e Ă partir du stade 2. On a pu disposer des radiographies Ă 5 ans chez 82 participants parmi les 291 Ă©ligibles (33 refus, un dĂ©cès, 176 dans l’impossibilitĂ© de se rendre Ă l’hĂ´pital). L’âge moyen des patients est de 90,4 ans, 67% sont des femmes. 9,8% des 82 participants n’ont aucun signe d’arthrose ; 13 sur 82 ont une absence combinĂ©e de gonarthrose, de coxarthrose, et d’arthrose des mains. L’absence d’arthrose des mains est effective dans 30% des cas ; 35% des 82 malades ont une arthrose interphalangienne distale Ă 2 localisations. L’arthrose du genou est absente chez 51.2% des sujets, l’arthrose de hanche chez 63,5%. Il n’a Ă©tĂ© retrouvĂ© aucun facteur relatif Ă l’absence de dĂ©veloppement d’arthrose chez ces sujets très âgĂ©s, ni de circonstances environnementales susceptibles d’apporter une explication. Date de publication : 16-06-2007
le dernier KFP (avant les vacances) est paru
La Lettre du CADRE DE SANTE KINESITHERAPEUTE
A retenu mon attention en premier lieu parce que kinĂ©blog y est citĂ© (ça fait toujours plaisir), et ensuite pour l’article de Jacques Monet intitulĂ© “Une science improbable, une matière mĂ©dicale disqualifiĂ©e” fort riche et qui m’a plongĂ© dans un abĂ®me de perplexitĂ©… je vous laisse le soin d’en prendre connaissance en tĂ©lĂ©chargeant cette lettre (lien en bas de page).
et pour finir: ni chondroĂŻtine, ni glucosamine!
Arthrose du genou : ni chondroĂŻtine, ni glucosamine Prescrire numĂ©ro 285 Prescrire remarque que « les donnĂ©es jusque-lĂ disponibles permettaient de conclure que dans le traitement de l’arthrose, la glucosamine […] et la chondroĂŻtine sulfate n’ont pas d’effet antalgique net, ni d’effet sur l’Ă©volution fonctionnelle ». Et « des rĂ©actions allergiques sous glucosamine et des troubles digestifs sous chondroĂŻtine ont Ă©tĂ© notifiĂ©es », poursuit la revue. Prescrire se penche sur les « les rĂ©sultats d’un nouvel essai qui a comparĂ© ces deux mĂ©dicaments Ă un placebo chez 1 583 personnes ayant une arthrose du genou ». La revue prĂ©cise que « le critère principal de jugement Ă©tait une diminution d’au moins 20 % d’un score Ă©valuant la douleur après 24 semaines de traitement ». Le mensuel relève que « 60 % environ des patients sous placebo ont atteint cet objectif principal. Par rapport au placebo, il n’y a pas eu de diffĂ©rence statistiquement significative avec la glucosamine, la chondroĂŻtine, ou leur association ». Prescrire conclut qu’ en pratique, la balance bĂ©nĂ©fices-risques du placebo est meilleure que celle de la glucosamine ou de la chondroĂŻtine ou de leur association, pour soulager les patients souffrant d’arthrose du genou.
avenir de l’assurance maladie
13/07/07 - Ce rapport 2007 a Ă©tĂ© adoptĂ© par les membres du conseil le 11 juillet dernier Ă la quasi-unanimitĂ© de ses membres, Ă l’exception de la CFTC et de la CGT. Trois ans après la loi du 13 aoĂ»t 2004, ce nouveau rapport dresse un premier bilan de la politique entreprise et de ses rĂ©sultats. Sans prĂ©tendre Ă l’exhaustivitĂ©, le Conseil a retenu six constats principaux dans son bilan 2004-2007. La situation financière des rĂ©gimes d’assurance maladie s’est amĂ©liorĂ©e depuis 2004 grâce Ă de nouvelles recettes, une modĂ©ration des dĂ©penses et une politique pertinente sur le marchĂ© des mĂ©dicaments. Cette amĂ©lioration ne s’est pas accompagnĂ©e d’un dĂ©sengagement des rĂ©gimes de base. La situation en 2007 reste dĂ©gradĂ©e. La politique de maĂ®trise mĂ©dicalisĂ©e ne produit d’effets que lentement. Dans le secteur des Ă©tablissements de santĂ©, l’introduction de la T2A, la modification des règles de la gouvernance des hĂ´pitaux publics et la relative rigueur du cadrage financier sont des Ă©lĂ©ments positifs. Mais l’analyse des Ă©carts de performance des Ă©tablissements – très Ă©levĂ©s – montre qu’on peine Ă dĂ©gager les gains de productivitĂ©, pourtant potentiellement Ă©levĂ©s. Enfin, les chantiers d’une meilleure organisation territoriale de l’offre de soins n’ont guère progressĂ©. Dans son rapport 2007, le Conseil a Ă©galement examinĂ© deux enjeux qui lui semblent prioritaires pour les annĂ©es Ă venir. Le premier porte sur le maintien Ă tous les assurĂ©s d’une “offre de qualitĂ© Ă des conditions raisonnables d’accès et de reste Ă charge”. Les solutions prĂ©conisĂ©es : “partout, dans les soins de ville et hospitaliers, il convient de favoriser un parcours de soins conjuguant qualitĂ© et efficacitĂ©” ; “amĂ©liorer rapidement les processus d’établissement et la coopĂ©ration locale entre les diffĂ©rents « offreurs » de soins ; mener Ă leur terme avec rigueur les actions de protocolisation, d’accrĂ©ditation et de certification afin de garantir partout la qualitĂ© des soins. Quant aux conditions tarifaires, le Conseil considère qu’il convient de stopper la dĂ©rive des dĂ©passements. Le second enjeu porte sur le coĂ»t et la “soutenabilitĂ© du système d’assurance maladie”, tant pour les finances publiques que pour les assurĂ©s, dans un contexte de progression des dĂ©penses Ă©voluant plus vite que le PIB. Le Haut Conseil dĂ©gage deux axes prioritaires : le choix d’une gestion active du panier de soins et la recherche de gains d’efficience. Il estime Ă©galement raisonnable d’Ă©tudier un rĂ©amĂ©nagement du système de prise en charge, Ă travers deux objectifs complĂ©mentaires : stabiliser au moins le taux de prise en charge et redresser les situations actuelles de reste Ă charge exagĂ©rĂ© en adoptant des règles de participation financière des assurĂ©s plus rationnelles, Ă©quitables et maĂ®trisables. >>> Le rapport 2007 au format pdf, 150 pages
les dĂ©penses de santĂ© pourraient augmenter de 50 % d’ici Ă 2015
PARKINSON: le guide de l’HAS
Le guide de prise en charge de la maladie de Parkinson sur le site de l’HAS, ainsi que la liste des actes et prestations indiquĂ©s dans cette pathologie chronique.
Une lecture hautement recommandable Ă tout MK concernĂ© par cette prise en charge…
Je ne puis m’empĂŞcher de remarquer que le rĂ´le du kinĂ©sithĂ©rapeute reste cependant noyĂ© dans la masses d’information de ces rapports…
Notre rĂ´le de surveillance, d’alerte et de soutient semble donc assez mal reconnu alors que nous sommes bien souvent les acteurs les plus prĂ©sent (en temps et en qualitĂ© de construction de la relation) auprès de ces patients (bien plus que celui des infirmières qui pourtant sont très loin d’avoir notre vision globale).
Cependant, de mon expĂ©rience, les neurologues prescripteurs ne cessent d’insister sur le caractère absolument indispensable d’un suivi kinĂ©sithĂ©rapique au long cours.
A mon sens les MK sont les principaux acteurs, et concepteurs, du maintient de l’autonomie de ces patients Ă domicile.
dysfonctionnement anti-gravitaire?
DĂ©couvert grâce Ă la lecture de cette brève (sur forum.osteopathe.com) qui m’a renvoyĂ© Ă un article publiĂ© sur Naturavox, l’avatar bio d’Agoravox (le media citoyen), intitulĂ© la cellule intelligente et dont une des rĂ©fĂ©rences de fin d’article a rĂ©veillĂ© ma naturelle curiositĂ©:
ÉLEMENTS REMARQUABLES DE PHYSIQUE CONTEMPORAINE & OSTÉOPATHIE BIODYNAMIQUE
Lecture uniquement rĂ©servĂ© Ă ceux qui souhaitent se pĂ©ter un choux dominical…
Je retiens une question pertinente soulevĂ©e par l’auteur lui mĂŞme dans sa conclusion:
* Un rien ramènerait-il à la santé comme un rien a installé la maladie ?
On retrouve donc l’antienne ostĂ©opathique bien connue “un presque rien qui soigne presque tout”… sauf peut-ĂŞtre après que d’ĂŞtre passĂ© sous un autobus!