Viens libérer tes «doshas» à l’ayurveda
Via Sante.net:
L’ayurveda, une technique ancestrale qui « n’échappe pas à la récupération commerciale » Libération consacre une page à la « science millénaire » de l’ayurveda, en provenance directe de l’Inde (via les Etats-Unis) .Le quotidien rappelle que c’est « un système de pensée qui prend en compte la globalité de l’être humain, du plus spirituel au plus physique ». Le journal aborde la multiplication en France des « massages ayurvédiques, lignes de soins ayurvédiques, spas ayurvédiques, praticiens ayurvédiques », constatant que « la technique ancestrale indienne n’échappe pas à la récupération commerciale ». Libération constate que cette « médecine [est] plus populaire en Occident qu’en son royaume ». Le quotidien relève en effet que « la pratique ayurvédique n’existe en Inde que sous forme de médicaments bon marché et peu efficaces ». Date de publication : 20-12-2006Puis récupéré sur sos-therapires.org, cet intéressant commentaire d’Emmanuèle PEYRET:
QUOTIDIEN : mercredi 20 décembre 2006 L’examen des ongles n’est pas bien encourageant : là où normalement la couleur est unie, c’est très blanc puis très rouge, signe que la circulation va mal. Sans compter que, vu que l’ongle est bombé, on peut diagnostiquer des problèmes chroniques et digestifs récurrents, une faiblesse pulmonaire ou cardiaque. Examen de la langue, maintenant, sur laquelle on peut lire l’état de tout le corps : toxines dans le tube digestif, on assimile mal. Pas brillant. Il faudra pratiquer le son «cham» de façon régulière, car la résonance vibratoire porte des mémoires, des vies antérieures… Et acheter un râpe-langue pour une utilisation matinale : «Ça masse les organes», explique Sylviane. Qui est Sylviane ? Où est-on ? Dans un appartement hyper-feng shui du XXe arrondissement parisien, et Sylviane, figure-toi, est une praticienne ayurvédique. Mais si, l’ayurveda, cette science millénaire, en provenance directe de l’Inde (via les Etats-Unis), un système de pensée qui prend en compte la globalité de l’être humain, du plus spirituel au plus physique (comme l’ «apparence des selles», s’est enquise justement la praticienne). Pour être précis, relisons la brochure des praticiens français (trois ans de formation, évidemment pas reconnue par le conseil de l’ordre) : l’infiniment petit est le reflet de l’infiniment grand, ce qui se passe dans la nature se passe de la même manière dans le corps. Donc, les cinq éléments, l’éther (l’espace), l’air, le feu, l’eau, la terre, du plus subtil au plus concret, se retrouvent dans ton corps, et la combinaison des cinq constitue les trois doshas, ou humeurs biologiques : Vata, Pitta, Kapha. Bien. Chez Sylviane (60 euros la séance de deux heures de diagnostic, et 150 «patients»), on a échappé à la purification, qu’on appelle Panchakarma, consistant à évacuer les doshas déséquilibrés par le biais de vomissements ainsi qu’aux lavements rectaux ou à la saignée. «Rejuvénation». Mais pourquoi diable assommons-nous le lecteur avec cette prise de conscience qui aide à se rapprocher, je cite la brochure, du «cycle des renaissances et de la réalisation du Soi» ? Parce que cette intéressante et tout à fait respectable théorie millénaire, engendrée par la culture indienne, se répand dans la nôtre, au point de devenir, comme le dit Vincent Grégoire, du bureau de tendance Nelly Rodi, le « mass market des années à venir». Massages ayurvédiques, ligne de soins ayurvédiques, spas ayurvédiques, praticiens ayurvédiques (débusqués à l’inénarrable salon du zen mi-septembre à Paris, où l’ayurveda tenait le haut du pavé), et même centre ayurvédique, au fin fond du XVe arrondissement, que Sylviane, elle, juge un peu trop «commercial». A 100 euros le dimanche de découverte, «et rien à bouffer», peste une participante, Véronique, difficile de la contredire. Mais on y va quand même. Tous en rond et en chaussettes sur le tapis, on se cogne un film sur le centre de Normandie qui fait des semaines bien-être (sept jours de Kayakalpa, ou «rejuvénation», coûtent la paille de 1 410 euros). On y voit le ponte de l’ayurveda local, dont le père «a connu Gandhi», on y entend beaucoup de suggestions sur le stress de l’Occidental, qui trouverait là une solution efficace pour se rééquilibrer les doshas. Aller vers sa vraie nature, se faire du bien, autant de phrases dans l’air du temps comme l’idée de soins et de diagnostics très personnalisés, chaque individu ayant une composition de doshas unique, voyez. Sauf que l’image du gars enfermé dans un coffre avec une serviette sur la tête est, bien qu’amusante, un rien dissuasive. Passons sur les cancers qui guérissent tout seuls et le matraquage du «faire fructifier le savoir de l’Orient en Occident», sur la philosophie d’ «être dans le présent, oublier le passé» (Freud a un mauvais karma, là). Normalement il y avait cours de yoga, mais l’organisatrice en sari se défile : «Je ne vous sens pas trop dans l’humeur yoga après le film.» Ben voyons. Corps astral. Un peu sidérées d’être privées du moindre repas, même ayurvédique, on se retrouve au café devant un morne croque-monsieur. On parle hypnose ericksonienne, Liliane, ancienne prof d’anglais et «très mystique», explique qu’elle était fille de prince au Ve siècle dans une vie antérieure. Elle parle de corps astral et ésotérique, précise qu’elle pratique couramment l’urinothérapie pour se soigner. A déconseiller après un gewurtz et une choucroute, il faut que l’urine soit «très pure», souligne Véronique, prof de yoga à Chantilly. Celle-ci tient à recadrer un peu le débat sur l’ayurveda en avançant que c’est une approche de bon sens, d’équilibre, qu’évidemment il y a des dérives, qu’il faut piocher dans chaque culture et prendre ce qu’il y a de mieux. C’est certain. L’après-midi s’achève avec, enfin, un cours de yoga où, en fait de visualiser une bougie allumée, un temple grec, une montagne couverte de neige, une pluie torrentielle et un yogi en position du lotus au sommet de l’Himalaya, on sentit monter comme un fou rire. Les chakras en folie, on s’extirpa de là avec la ferme intention de laisser ce système de pensée qui prend l’être dans sa globalité à autrui.
Traitement de la NCB par radiofréquence pulsée
Article commenté : Van Zundert J, Patijn J, Kessels A et coll. Pulsed radiofrequency adjacent to the cervical dorsal root ganglion in chronic cervical radicular pain: a double blind sham controlled randomised clinical trial. Pain 2007;127:173-82 Retrouvez l’abstract en ligne sur PubMed Après qu’une étude ouverte ait montré les effets bénéfiques de la radiofréquence pulsée pour traiter la névralgie cervico-brachiale, une étude contrôlée a été entreprise chez 23 patients qui recevaient soit une radiofréquence pulsée au voisinage de la racine du ganglion, soit une fausse intervention. Le niveau du ganglion était repéré après anesthésie qui devait entraîner une amélioration d’au moins 50%. La NCB évoluait depuis au moins 6 mois et résistait aux traitements habituels. Après 3 mois il y avait une supériorité de la radiofréquence pulsée sur l’effet global et la douleur évaluée par une échelle visuelle. La qualité de vie était aussi améliorée mais de façon significative seulement pour le domaine vitalité à 3 mois. Après 6 mois la nécessité de médicaments antalgiques était diminuée avec le traitement actif. Il n’y a pas eu de complications. La radiofréquence pulsée, dont on ne connaît pas le mécanisme d’action, pourrait être un traitement intéressant de la névralgie cervico-brachiale chronique résistante aux autres traitements médicaux. Véra Lemaire
Roselyne Bachelot in love
filière gériatrique
Pompé sur l’AFP, via Boursorama:
Vieillesse/handicap: une hausse des prélèvements “inévitable”, selon la FHF. Le président de la Fédération hospitalière de France (FHF), Claude Evin, a jugé, mardi, “inévitable” une augmentation des “prélèvements obligatoires” pour financer l’accompagnement des personnes handicapées et âgées. “Une augmentation des prélèvements obligatoires nous paraît inévitable, sauf à méconnaître gravement les ressources de nombre de familles concernées”, a expliqué M. Evin lors de l’inauguration du salon Géront’Expo-Handicap’Expo qui se déroule jusqu’à jeudi à Paris. L’ancien ministre (PS) de la Santé a ainsi estimé que les 450 millions d’euros alloués pour accompagner, en 2007, le plan Solidarité grand âge, lancé en 2006, étaient insuffisants et “qu’il faudrait porter l’effort annuel à 850 millions d’euros”. “Il faut également rééquilibrer le plan de financement de l’APA (allocation personnalisée d’autonomie, destinée aux personnes âgées dépendantes, ndlr) qui s’est déséquilibré en défaveur des conseils généraux”, a poursuivi M. Evin. “Il était prévu 50/50 entre l’Etat et les conseils, on est passé insidieusement à 75/25″, a-t-il noté. Le président de la FHF a en outre plaidé pour une “valorisation des métiers de la filière gériatrique”. “Il existe un véritable intérêt dans la population (…), mais encore faut-il se donner les moyens de valoriser justement ces professions”, a estimé M. Evin, citant notamment “le coût dissuasif des études d’aides-soignantes ou de masseur kinésithérapeute”. Créée en 1924, la FHF regroupe quelque 1.000 hôpitaux publics et autant de structures médico-sociales (maisons de retraites, etc.), soit la totalité des établissements du secteur public.
Façonner des maladies
A lire, l’éditorial de la revue Prescrire:
Façonner des maladies : l’emprise du marketing (format pdf).
pas grand chose à attendre des protecteurs externes de hanche
Présentés en kits de deux coques rigides ou de deux coussins gonflables, apposés en regard des grands trochanters à l’aide d’un sous-vêtement adapté pour les recevoir, les protecteurs de hanche visent à protéger les patients d’un impact direct sur le trochanter lors des chutes. De nombreux essais randomisés ont été menés. Un seul essai est en faveur d’une efficacité préventive des protecteurs de hanche, et il est biaisé. Les méta-analyses ne montrent pas de diminution de la fréquence des fractures de hanche, ni chez les personnes en institutions, ni chez les personnes vivant à domicile. Les effets indésirables des protecteurs de hanche sont bénins (inconfort, abrasions, etc.), mais leur acceptation est mauvaise. Plus de 60 % des patients arrêtent de porter ces dispositifs après les avoir essayés. En pratique, il n’y a pas grand chose à attendre des protecteurs de hanche. Mieux vaut se concentrer sur d’autres moyens pour prévenir les fractures de hanche : les adaptations de l’habitat ; la correction des déficiences visuelles ; l’entraînement physique à la marche et l’entretien de l’équilibre ; la prévention de l’ostéoporose ; l’arrêt programmé des médicaments hypnotiques, etc. ©La revue Prescrire 15 mai 2007
sondage sur kinescoop
Bonjour à toutes et à tous, je vous propose d’organiser une conférence sur la feuille de route à parcourir pour la réforme de la formation en kinésithérapie”. Nous pouvons faire intervenir des conférenciers qui ont participé aux réunions ministérielles, des diplômés qui pourraient expliquer la vision qu’ils ont de la voie universitaire pour la kiné et des intervenants européens (voir au-delà) qui pourraient expliquer comment cela se passe ailleurs. Une partie de la journée pourrait être organisée sous forme de “sous- commission” (les différents axes de formation, les freins qui empêchent de bouger, les actions à mener, etc) qui pourraient être chargé de définir la “feuille de route” pour faire monter la kinésithérapie sur une reconnaissance de degré universitaire. La SFK pourrait être organisatrice dans cette journée. L’objectif est de faire partager les différents point de vue et de définir un “agenda”, une “feuille de route” à suivre. Cette feuille de route serait construite avec les “feux rouges” et les “feux verts” du Ministère. Actuellement les feux sont rouges pour enclencher un niveau licence, mais un jour cela changera et nous aurons alors le chemin tracé pour avancer jusqu’au feu suivant. C’est un moyen de définir une orientation temporelle concrète et structurée. Dites-moi si vous êtes d’accord ou pas en allant voter sur cette page: www.kinescoop.com/sondage.html
Nouveau gouvernement, la santé éclatée
Récupéré sur annuaire secu:
Gouvernement de François Fillon. Eric Woerth aux commandes de la Sécu, Roselyne Bachelot à la Santé