réseaux, gloire ou rémunération 2

Posted by kineblog on May 04, 2006


Une fois encore je ne puis m’empĂ©cher de bondir Ă  la lecture de ce genre de propagande oĂą le kinĂ© apparait comme la troisième roue du carosse dans une patho, la SEP, oĂą le rĂ´le de la kinĂ©sithĂ©rapie n’est plus Ă  dĂ©montrer!

Lu sur www.infirmiers.com

Le 04 Mai 2006 - (APM SantĂ©) : L’infirmière coordinatrice au sein d’un rĂ©seau de prise en charge de la sclĂ©rose en plaques (SEP) joue un rĂ´le pivot entre les diffĂ©rents acteurs de santĂ©, les patients et leur entourage, en collaboration avec les autres membres de l’Ă©quipe de coordination, a expliquĂ© Pauline Poutreau, infirmière coordinatrice du rĂ©seau SEP Ile-de-France, dans un entretien accordĂ© Ă  APM SantĂ©.

Alors que le rôle des réseaux et centres experts de prise en charge de la SEP a été souligné par le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, lors des Assises nationales de la sclérose en plaques qui se sont déroulées en fin de semaine dernière à Paris, APM Santé a souhaité donné la parole à une infirmière coordinatrice pour apporter un meilleur éclairage sur le fonctionnement de ces réseaux

“Le rĂ´le de l’infirmière coordinatrice est très variĂ© et complet. Celle-ci est en relation constante avec les malades, leur entourage proche, les professionnels de santĂ©, ainsi que les administratifs, associations et autres structures locales et rĂ©gionales. Elle analyse et rĂ©pond de la façon la plus adaptĂ©e possible aux besoins de tous”, rappelle Pauline Poutreau dont le rĂ©seau Ile-de-France SEP, opĂ©rationnel depuis octobre 2004, couvre les dĂ©partements de l’Essonne (91), Val-de-Marne (94) et Seine-et-Marne (77), zone gĂ©ographique correspondant Ă  1.800 malades potentiels atteints de SEP.

“L’infirmière coordinatrice assure la communication entre les diffĂ©rents acteurs de santĂ© qui interviennent sur le terrain auprès des malades (neurologue, mĂ©decin gĂ©nĂ©raliste, infirmière, kinĂ©sithĂ©rapeute, ergothĂ©rapeute, psychologue, auxiliaire de vie). Elle Ă©value par tĂ©lĂ©phone ou Ă  domicile les besoins des patients et tente de rĂ©pondre Ă©galement Ă  ceux des professionnels”, rĂ©sume-t-elle.

“Son rĂ´le est avant tout un rĂ´le d’orientation”, afin de permettre aux malades de bĂ©nĂ©ficier des aides financières, humaines et techniques et des amĂ©nagements les plus appropriĂ©s Ă  leurs besoins. Elle aide Ă©galement Ă  la recherche de professionnels de santĂ© (kinĂ©sithĂ©rapeutes, infirmières, auxiliaires de vie)”. Ces derniers peuvent participer, via le rĂ©seau, Ă  des formations spĂ©cifiques, permettant de dĂ©livrer des informations sur la maladie, ses traitements et les spĂ©cificitĂ©s de sa prise en charge. “Le rĂ©seau travaille, par ailleurs, avec des ergothĂ©rapeutes au sein d’Ă©quipes labellisĂ©es, comme c’est le cas avec l’Association des paralysĂ©s de France (APF)”, prĂ©cise Pauline Poutreau.

Selon elle, le but du rĂ©seau de prise en charge de la SEP est de mettre les patients en relation avec des acteurs compĂ©tents au plus proche de leur domicile et d’offrir d’autres services, tels que l’intervention de la psychologue du rĂ©seau.

“Des rencontres rĂ©gulières ont lieu entre les diffĂ©rents rĂ©seaux qui maillent le territoire français, permettant ainsi de partager les expĂ©riences, de faire part des modes de fonctionnement de chacun, des diffĂ©rences et des points communs, ainsi que des protocoles de soins mis en place”.

DES DIFFICULTÉS À SURMONTER

L’infirmière coordinatrice doit au quotidien rĂ©soudre un certain nombre de difficultĂ©s pratiques, dont les plus cruciales rĂ©sident dans des dĂ©lais d’attente parfois très longs pour obtenir un amĂ©nagement du domicile ou des aides financières.

“En effet, entre le moment oĂą les patients Ă©mettent une demande d’aide et celui oĂą ils l’obtiennent, il peut se passer des mois voire des annĂ©es”, commente Pauline Poutreau. Un dĂ©lai qu’il faut palier d’une façon ou d’une autre… “Par exemple, cite-t-elle, en attendant le dĂ©blocage d’une aide financière pour une auxiliaire de vie, le rĂ©seau va solliciter une infirmière afin de rĂ©aliser les soins de nursing qui seront ainsi pris en charge par la sĂ©curitĂ© sociale”.

Autre difficultĂ©, “celle de mobiliser tous les acteurs de santĂ© impliquĂ©s, en particulier les kinĂ©sithĂ©rapeutes pour lesquels la prise en charge de la SEP apparaĂ®t peu valorisante, en particulier dans les formes progressives oĂą, malgrĂ© une rĂ©Ă©ducation adĂ©quate, le handicap ne rĂ©gresse pas”, fait-elle observer.1

“Les soins de nursing sont principalement rĂ©alisĂ©s par les auxiliaires de vie qui grâce au rĂ©seau, peuvent bĂ©nĂ©ficier de deux formations spĂ©cifiques sur la SEP afin d’obtenir des notions sur la maladie elle-mĂŞme, sur les spĂ©cificitĂ©s des patients (il existe, en effet, diffĂ©rentes formes plus ou moins sĂ©vères de la maladie qui exigent des prises en charge diverses et s’accompagnent de troubles variables tels que des troubles cognitifs auxquels les Ă©quipes de soins Ă  domicile doivent faire face)”, poursuit-elle.

DES PROJETS ABOUTIS AUX PROJETS D’AVENIR

Parmi les projets aboutis du rĂ©seau SEP Ile-de-France, figure la mise en place, depuis un an, d’un encadrement des bolus de corticoĂŻdes Ă  domicile, grâce Ă  l’Ă©laboration d’ordonnances prĂ©Ă©tablies et au relais assurĂ© par des prestataires de service, qu fournissent le matĂ©riel nĂ©cessaire Ă  ce traitement et gèrent l’intervention de l’infirmière libĂ©rale du patient.

“Cette initiative a permis non seulement d’Ă©viter le dĂ©placement des malades concernĂ©s Ă  l’hĂ´pital, mais aussi de rĂ©duire considĂ©rablement les dĂ©lais d’attente qui peuvent aller jusqu’Ă  trois semaines pour une prise en charge Ă  l’hĂ´pital, grâce Ă  une intervention Ă  domicile qui ne dĂ©passe jamais 48 heures”, informe l’infirmière coordinatrice.

L’avenir du rĂ©seau Sud-est francilien qui doit renouveler son financement d’ici dĂ©cembre 2006 repose sur plusieurs projets :
- obtenir une dérogation financière pour les psychologues et les ergothérapeutes qui interviennent auprès des malades2
- finaliser la mise en place d’un dossier mĂ©dical partagĂ© (DMP) pour lequel le rĂ©seau SINDEFI-SEP fait partie de l’expĂ©rimentation nationale du DMP, “l’objectif du dossier informatisĂ© accessible sur Internet Ă©tant de favoriser la communication entre professionnels”.

“L’intĂ©rĂŞt de l’infirmière coordinatrice au sein d’un rĂ©seau rĂ©side dans la possibilitĂ© de prendre en charge le patient dans sa globalitĂ© et de communiquer avec les autres acteurs de santĂ© qui s’occupent de lui au quotidien”, conclut Pauline Poutreau.

www.infirmier.com


  1. NON CE N’EST PAS LA PRISE EN CHARGE DE LA SEP QUI APPARAIT COMME PEU VALORISANTE MAIS BIEN L’ACTE KINESITHERAPIQUE A DOMICILE QUI N’EST PAS VALORISE, une nuance importante, car ceux d’entre nous qui font encore des domiciles sont confrontĂ©s quotidiennement Ă  des pathologies inĂ©luctablement invalidantes (comme si les kinĂ©s guĂ©rissaient les gens, non avant tout ils les soignent et en neuro centrale c’est dĂ©jĂ  beaucoup ; on adoucie la chute, on adapte, on contribue Ă  maintenir l’autonomie du patient le plus longtemps possible, dans la meilleur condition physique permise par la maladie) ce n’est certainement pas cela qui les rebutent, mais simplement la perspective d’un “fil Ă  la patte”, les cabinet qui font encore des dom ne sont plus lĂ©gions, les remplaçants, quand on en trouve, rechignent Ă  aller Ă  domicile pour grosso-modo 22€ brut pour 45 minutes (1/2 heure de TT assez pĂ©nible+entre 10 Ă  15 minutes de dĂ©placement A/R) … comment on fait pour prendre des vacances?
  2. les kinĂ©s, eux, peuvent aussi bien aller se brosser… et c’est les patients qui ne vous disent pas merci!
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