vieillissement et démocratie
Relevé un entretien avec Francis Mer (Président du Conseil de Surveillance de Safran, polytechnicien, ministre de l’Économie et des Finances de la France de 2002 à 2004) à Paristech Review :
Dans tous les pays développés, l’augmentation de l’espérance de vie (presque un trimestre par an au rythme actuel) conjuguée à la baisse de la fécondité entraîne un vieillissement démographique inéluctable. En 2050, un quart de la population française aura plus de 65 ans, contre 16% aujourd’hui. La décroissance de la part des actifs dans la population représente un défi économique majeur.
financement de la santé
Combien les Français sont-ils prêts à consacrer aux dépenses de santé ? Démocratie sanitaire et consentement au financement de la santé
Note de Veille n° 171 (Avril 2010), Centre d’analyse stratégique
le vieillissement de la population joue un rôle mineur dans l’augmentation des dépenses de santé
Passionnante lecture :
LES DÉPENSES DE SANTÉ : Une augmentation salutaire ?
de Brigitte Dormont, Éditions Rue d’Ulm/Presses de l’École normale supérieure, 2009
Publié par le CEPREMAP (Centre pour la Recherche Economique et ses Applications), ce court ouvrage étudie le lien entre l’accroissement de la longévité et le constant accroissement de la part du PIB consacrée aux dépenses de santé. L’auteur souligne l’importance de la dynamique du progrès médical dans ce phénomène, tandis que le vieillissement de la population jouerai un rôle secondaire dans l’augmentation des dépenses de santé, et conclue :
ÐšÐ¸Ð½ÐµÐ·Ð¸Ñ‚ÐµÑ€Ð°Ð¿Ð¸Ñ Ð¸ Рехабилитатор ?
Petite liste des titres professionnels et termes utilisés pour décrire la pratique des kinésithérapeutes en Europe :
Les kinés doivent-ils encore se syndiquer ?
Titre d’un excellent article (signé Claude Cabin) paru dans le dernier KFP (Kiné Flash Paris).
Extrait :
Alors que le syndicalisme français dans son ensemble souffre d’une crise d’identité, les syndicats répondent-ils à l’attente des préoccupations des kinésithérapeutes libéraux et en particulier à celle des jeunes ? Face à un contexte socio-économique tendu à l’extrême, un bouleversement structurel de l’organisation du système de santé, une jeune institution ordinale venant brouiller la donne et une modification sociétale des attentes des professionnels, nos organisations syndicales vont devoir adapter leur mode de fonctionnement et leur manière de porter la contestation.
Les kinésithérapeutes doivent-ils les suivre et les accompagner dans cette inévitable réforme ?
KINÉSITHÉRAPIE : la naissance d’un mot
“Il serait pertinent dans les rapports avec la société actuelle de substituer le terme de masso-kinésithérapie à celui plus juste et conforme de kinésithérapie”
Jacques Monet, Lauréat des Académies de Médecine et de Chirurgie
extrait des archives: RPPS ?
Le Répertoire Partagé des Professionnels de Santé (RPPS)
Le GIP-CPS est en charge de la mise en œuvre du RPPS, en coopération avec l’Etat, le Service de Santé des Armées, les Ordres professionnels, et la CNAMTS.
La décision de mise en œuvre du RPPS correspond à la volonté de disposer d’un outil de référence pour l’analyse de la démographie des professions de santé. Selon le vœu du Ministre de la Santé, « les données issues du répertoire partagé fourniront la matière première à partir de laquelle les grandes options de la politique démographique pourront être ébauchées ». Il s’agit en effet de constituer un référentiel de données fiabilisées et actualisées concernant les professionnels de santé, et reposant sur un identifiant unique et pérenne.
Le partage d’un référentiel commun entre les acteurs du système de santé facilitera en outre l’organisation et le suivi des parcours de soins, et permettra la mise en œuvre de simplifications administratives appréciables pour le professionnel de santé, tout en améliorant l’efficience globale du système.
La nouvelle organisation liée au lancement du RPPS se traduira en effet par l’institution d’un guichet principal chargé de l’enregistrement des professionnels de santé. Ces informations seront ensuite communiquées à l’ensemble des acteurs concernés. Dans le cas des professionnels de santé à Ordre, les Ordres joueront le rôle de guichet principal pour les professionnels inscrits au tableau, le Service de Santé des Armées pour ceux qui ont le statut de militaires ou l’Etat pour les fonctionnaires. D’ores et déjà l’étape de l’inscription au tribunal de grande instance a été supprimée il y a 3 ans, celle du passage à la DDASS le sera également lors de la disparition du répertoire ADELI au profit du RPPS.
masso-kinésithérapie : un master bien ficelé
Relevé sur le site de l’université d’Usherbrooke (canada) un programme sur 4 ans préparant à l’obtention du grade de Maître en physiothérapie (M. Pht).
J’ai pris un grand plaisir à le lire et, in-petto, le comparer à notre très obsolescent cursus français (auquel il ne manque pas grand chose que de l’emballer de façon plus moderne, de l’expandre sur une durée permettant une véritable intégration des connaissances et surtout qui puisse déboucher sur une pratique qui valorise la qualité et non pas son absence )… mais qu’attendre encore d’un pays peuplé de professionnels capables de se satisfaire pendant 64 ans d’un titre qui confond le particulier et le général, la fin et les moyens, sans broncher ?
ces mains de masseurs… universitaires !
et “pas de prescription requise”
Campagne télé de l’ACP, 2010
Historique et approche de la prévention
Titre du premier chapitre (érudit et lumineux) d’un passionnant rapport du Conseil Économique et Social, publié en 2003 : La prévention en santé (233 pages au format pdf), dont je conseille vivement la lecture à celui qui souhaite re-situer (dans un plus large contexte) les turbulences qui agitent actuellement le petit monde des professionnels de santé (affronté aux choix des politiques en matière de santé publique) ainsi qu’aux (mitan tout particulièrement concerné) kinésithérapeutes de bon aloi…
L’approche éthique de l’éducation pour la santé revient à informer les sujets en veillant à ce que les messages ne contiennent pas de normes, mais leur permettent de développer leur esprit critique et de mesurer à quel point ils peuvent mettre en jeu leur santé et celle d’autrui en adoptant telles ou telles conduites à risque qu’ils auraient délibérément choisies.
Il en résulte que l’éducation pour la santé ouvre le champ d’une éthique de l’individu, libre et responsable de ses choix, de ses engagements face aux normes que lui dicte la morale de la santé publique. Philippe Lecorps a pu ainsi opposer l’éducation sanitaire, du côté de la morale, à l’éducation pour la santé, du côté de l’éthique: « …l’éducation sanitaire, dans sa volonté de propager les bonnes conduites prônées par la médecine se situe dans le champ de la morale et exige soumission aux normes; alors que l’éducation pour la santé et la promotion de la santé s’inscrivent dans une démarche éthique, une tension vers l’élargissement de la liberté individuelle et collective, et appel à l’engagement à produire une action juste ».
Une approche de l’autonomie chez les adultes et les personnes âgées : 51,6 % des personnes âgées de 80 ans et plus déclarent au moins une limitation physique absolue.
… soit 2,7 millions de personnes (et du boulot pour les incontournables acteurs de l’autonomisation que sont les kinésithérapeutes) !
La lecture des premiers résultats de l’enquête Handicap-Santé en ménages ordinaires (HSM), réalisée par la DREES et l’INSEE en 2008: Une approche de l’autonomie chez les adultes et les personnes âgées - DREES Etudes et résultats n° 718 - février 2010, qui vise à évaluer le degré d’autonomie des adultes et des personnes âgées vivant à domicile, est assez édifiante : les masseurs kinésithérapeutes, sans doute pas assez nombreux à s’investir sur ce segment de l’amélioration et du maintien de l’autonomie (certe pénible et assez peu rémunérateur en l’état actuel de la NGAP), laissent donc une porte grande ouverte pour de nouveaux intervenants ( STAPS-APA, AS spécialisés…).
NB: à noter que 6,8 % des 40-59 ans se déclarent en perte d’autonomie (dont 0,9% en situation de dépendance) et 17% des 60-79 ans sont en perte d’autonomie (dont 3% en situation de dépendance).
Critères de prise en charge en Médecine Physique et de Réadaptation
Ce document a pour objectif de préciser les critères de décision en Médecine Physique et de Réadaptation (MPR). C’est la deuxième édition, le travail initial ayant été édité en Octobre 2001.
Fruit de plusieurs années d’un travail collectif de médecins spécialistes de Médecine Physique et de Réadaptation de la région Rhône-Alpes, il a été l’objet de présentations orales, de publications, de discussions, de lecture et relecture, de corrections et d’apports complémentaires par de nombreux médecins de MPR de toute la France, libéraux, hospitaliers, universitaires. Il a été validé par l’ensemble des organisations représentatives de la spécialité regroupées au sein de la FEDMER (Fédération Française de Médecine Physique et de Réadaptation).
des règles d’exercice communes à toute activité de profession libérale
…qui sont autant de gages de qualité.
Au-delà des critères propres à chaque profession, des règles spéciï¬ques caractérisent l’activité de toute profession libérale.
Ces règles distinguent les professions libérales des autres secteurs économiques.
Il s’agit de l’indépendance, de la responsabilité professionnelle, du secret professionnel et de la formation continue.
Ces spéciï¬cités garantissent la qualité des pratiques et contribuent au lien de conï¬ance qui existe entre le professionnel libéral et l’usager.
L’indépendance garantit la liberté de jugement du professionnel libéral et, par conséquent, un service répondant aux seuls intérêts du client ou patient, indépendamment de toute influence extérieure.
Haut Conseil de la santé publique, maladies chroniques, recommandations
Par leur caractère durable et évolutif, les maladies chroniques engendrent des incapacités et difficultés personnelles, familiales, professionnelles et sociales importantes. Elles constituent un véritable défi d’adaptation pour les systèmes de santé, qui ont été conçus et développés pour répondre à la prise en charge de maladies aiguës, aussi bien dans leur mode de pensée, d’organisation, que de financement. Le dispositif médico-administratif dit des affections de longue durée (ALD) qui vise à gérer la prise en charge tant médicale que financière de ces maladies est progressivement devenu inadapté : aujourd’hui il ne permet pas de constituer une base d’amélioration des pratiques, ni de respecter la maîtrise des dépenses de santé, ni d’assurer une équité de répartition des restes à charge.
félidés : le massage illégal progresse…
Elle est pas belle la vie ?
arthrose des MI : kinésithérapie dirigée + éducation + autoévaluation + coup de fil…
Exhumé une toute petite étude qui trace une piste intéressante (triviale et évidente) :
Être ou ne pas être antiscientifique
Exhumation d’un texte qui traine depuis trop longtemps dans les méandres obscures de votre site de kiné préféré :
Extrait de La Recherche n°319 | 01/04/1999
« Dans le temple de la science, il y a plus d’une chapelle » (Albert Einstein)
miroir aux alouettes
Relevé sur la liste de la SFK, en 2008, et retrouvé depuis (en début d’année je recycle toujours un peu), un échange intéressant faisant suite à une (trop) longue série d’échanges (à mon avis stérile) concernant le nettoyage des spiromètres :
Parkinson : l’indispensable kinésithérapie
Lu, Performances fonctionnelles motrices : facteurs prédictifs de la mortalité dans la maladie de Parkinson ? Etude de suivi à 7 ans
Cette étude permet de démontrer l’association entre altération des performances fonctionnelles motrices et mortalité chez le patient parkinsonien. Indirectement les auteurs confirment l’importance du maintien d’une activité physique et de la rééducation de la marche et de l’équilibre chez nos patients parkinsoniens.
Physiothérapie : une définition suisse
Relevé en parcourant le site web d’un cabinet de physio des alpages…
Physiothérapie : Art de guérir qui utilise les techniques naturelles ( gr. phusis, nature ) du toucher ( palpation, massage, mobilisation…) et du mouvement ( gr. kinesis, mouvement ), d’ailleurs également appelée kinésithérapie suivant le pays, elle emploie aussi, au besoin, divers agents physiques ( eau, chaleur, électricité, ondes…).
Elle possède donc un champ d’action très large et s’adresse ainsi à un grand nombre de maladies, affections, déficiences générales ou particulières et à leurs séquelles.
>lien
bronchiolite, AFE et phénotypes
Lu avec intérêt EFFICACITÉ DE LA KINÉSITHÉRAPIE RESPIRATOIRE AVEC AUGMENTATION DU FLUX EXPIRATOIRE DANS LA PRISE EN CHARGE DE LA PREMIÈRE BRONCHIOLITE AIGUË DU NOURRISSON HOSPITALISÉ :
ESSAI MULTICENTRIQUE RANDOMISÉ ET CONTRÔLÉ EN DOUBLE INSU
par V. GAJDOS, S. KATSAHIAN, N. BEYDON, S. BAILLEUX, S. CHEVRET, P. LABRUNE, 2009